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La Gaspésie compte maintenant une nouvelle aire protégée sur le territoire du Géoparc mondial de l'UNESCO à Percé.
Conservation de la nature du Canada annonce un partenariat avec le Géoparc pour la création de l'aire protégée des monts Blanc et Sainte-Anne.
Il s’agit d’un territoire de près de 170 hectares qui était déjà accessible aux visiteurs grâce aux sentiers aménagés par le Géoparc.

Deux accès sont offerts aux marcheurs pour atteindre les monts Blanc et Sainte-Anne.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté: Conservation de la nature Canada
La transaction est évaluée à 1,5 million de dollars pour la vente des terrains et la mise en place d’un fonds de roulement. Le secteur appartenait à une seule propriétaire qui souhaitait garder l’anonymat.
L’endroit est unique en raison de ses falaises côtières de près de 80 mètres de hauteur qui accueillent des oiseaux marins, comme le petit pingouin. L'endroit compte aussi de vieilles forêts ainsi qu'une végétation rare en Gaspésie qui rappelle le Nord du Québec.

Olivier Perrot-Caron est chargé de projet pour Conservation de la nature Canada et a été chargé de préparer la transaction qui a mené à l'acquisition de terrains privés pour créer cette aire protégée.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
Ça fait plusieurs années qu’on s’intéresse à ce secteur-là et c’est documenté par plusieurs botanistes de renom, [comme] le frère Marie Victorin et Pierre Dansereau, qui se sont intéressés à l’écologie du secteur et aux paysages de Percé, explique le chargé de projet pour Conservation de la nature Canada, Olivier Perrot-Caron.
Tous les quatre ans, le Géoparc est évalué de façon rigoureuse pour maintenir son statut de l’UNESCO.
On n’est pas là juste pour leur montrer des cailloux, mais c’est plutôt de dire qu’au niveau géologique, il y a des endroits merveilleux qu’il faut protéger et de leur démontrer comment la communauté a réussi à protéger ces ressources-là magnifiques.
Ce genre de partenariat, qui protège un secteur névralgique au cœur du Géoparc, est une plus-value non négligeable pour l’organisme choisi en raison de la richesse géologique des lieux, datant d’au moins 320 millions d’années.

Guillaume Fleury a été embauché comme directeur général du Géoparc mondial UNESCO de Percé en avril 2024, alors que l'organisme venait de connaître des ennuis financiers et avait encaissé un renouvellement temporaire de deux ans de son accréditation de l'UNESCO.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
Quand on est évalué, ils nous amènent des recommandations, mais ils évaluent ce qu’il se passe sur le territoire et ils veulent voir les interactions entre le géoparc et sa communauté et les actions qui se font en conservation, en protection et en éducation, ajoute le gestionnaire du géoparc gaspésien.

Cette désignation permettra aussi de mieux protéger des espèces d'oiseaux menacés au Canada, comme la grive de Bicknell et l'hirondelle de rivage.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté: Serge Beaudet
Juste à Percé, Conservation de la nature Canada protège actuellement plus de 800 hectares de terrains, achetés par l'organisme ou donnés par des propriétaires privés.
Si bien que Percé est ainsi l’une des rares municipalités en Gaspésie à compter autant d’aires protégées sur son territoire.
En plus du parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, géré par la Sépaq, Conservation de la nature Canada assure en partie la protection de la faune et de la flore de la pointe Saint-Pierre, du barachois de Malbaie et de cette nouvelle aire protégée des monts Blanc et Sainte-Anne.
Ça été démontré à Percé, le Géoparc fait augmenter la durée des séjours des visiteurs après leur passage à l’île Bonaventure et il y a tout le volet éducatif qui est porté par le Géoparc pour expliquer cette géologie qui est unique, donc ç’a approfondi l’expérience du visiteur.
Conservation de la nature Canada est un organisme privé de bienfaisance fondé en 1962 qui compte sur du financement fédéral, des provinces et de fondations avec le mandat d’acquérir des terrains privés pour en faire des aires protégées.
Au Québec, il a permis de protéger, jusqu’ici, quatre millions d’hectares.


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