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La mairie de la sixième ville de France a rencontré, jeudi, un représentant de plus de 170 commerçants indépendants du centre-ville. Chez les professionnels, la fatigue s’installe en amont des mobilisations prévues cet automne.
À Nantes, il y a les commerçants qu’on écoute, qu’on reçoit, qu’on rassure. Et puis il y a les autres. Une lettre ouverte signée par plus de 175 commerçants de la sixième ville de France, pour la plupart installés en centre-ville, a été remise le 28 octobre à la mairie ainsi qu’à la préfecture de Loire-Atlantique. Boutiques d’habillement, restaurants, opticiens, pharmacies, agences immobilières… «Petits, grands, indépendants, franchisés», les cosignataires de ce courrier s’indignent d’avoir été jusqu’alors ignorés des concertations menées par les autorités, au simple motif de n’appartenir ni à un syndicat, ni à une association. «Nous nous sommes sentis laissés à l’abandon», déclarent-ils, avant de pointer du doigt l’impact des violences urbaines sur leur activité.
Les professionnels rappellent en effet que les conséquences des saccages d’octobre ne s’arrêtent pas aux seules victimes directes des pillages. «Toutes les aides annoncées exigent des dégâts. Et ceux qui n’ont rien de cassé ?»


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