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Nous devons faire notre révolution pour que la parole de l’enfant soit non seulement entendue, mais que les peines soient à la hauteur du crime qui est de violer l’innocence d’un enfant», a déclaré le ministre de la Justice.
Passer la publicité Passer la publicité«Nous réveiller collectivement (...) pour que les enfants soient entendus», a estimé mercredi 27 mai Gérald Darmanin, interrogé sur les réquisitions du procureur du tribunal correctionnel de Paris prononcées la veille contre un animateur périscolaire, jugées trop clémentes par des parents de victimes. «Je crois qu'effectivement, nous devons nous réveiller collectivement, notamment au ministère de la Justice , pour que les enfants soient entendus, que les victimes soient au cœur du procès pénal et que ce ne soit pas l'auteur qui soit au cœur du procès pénal», a déclaré le garde des Sceaux à l'issue du Conseil des ministres, où il a présenté avec la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, un projet de loi sur la protection de l'enfance.
Mardi soir, trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique avec exécution immédiate, ont été requis contre un animateur pour agressions sexuelles sur des enfants d'une école maternelle parisienne, ce qui a suscité la déception de parents de victimes qui souhaitaient qu'un mandat de dépôt, c'est-à-dire une incarcération immédiate, soit réclamé à son encontre. Interrogé sur ces réquisitions, le ministre de la Justice a dit ne pas vouloir s'exprimer sur une affaire individuelle, mais souligné avoir déjà appelé «les procureurs de la République à une très grande sévérité».
«J'ai déjà eu l'occasion de dire à plusieurs reprises que nous traitons mal ces violences, nous n'écoutons pas assez la parole de l'enfant», a-t-il développé, estimant que le «MeToo de l'enfance » ne faisait que «commencer». «Je veux dire que oui, au ministère de la Justice, nous devons faire notre révolution, pour que la parole de l'enfant soit non seulement entendue, mais que les peines soient à la hauteur du crime qui est de violer l'innocence d'un enfant», a-t-il encore dit. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué de son côté que les personnels ayant eu des comportements inappropriés avec des mineurs à l'école seraient désormais inscrits sur une «liste noire».


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