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Par Thibaut Déléaz
Le 10 mars 2026 à 07h44

Le patron de la marque du groupe Stellantis, Alain Favey, reconnaît que la gestion des problèmes causés par ces moteurs défectueux n’a pas été la bonne.
Passer la publicité Passer la publicité«Nous sentons bien qu’il y a besoin de communiquer davantage pour recréer un sentiment de confiance avec nos clients, et le public en général.» Après des mois de polémiques sur la gestion du scandale des moteurs PureTech par Stellantis, le patron de Peugeot fait «amende honorable». Alain Favey reconnaît des erreurs dans la prise en charge du problème par la marque et sa communication, dans un entretien au Parisien publié lundi 9 mars.
Stellantis a connu plusieurs déboires avec ses moteurs PureTech, développés par PSA (Peugeot-Citroën) avant la création du groupe Stellantis, en raison de la consommation excessive d’huile et de la dégradation prématurée de la courroie de distribution. Début janvier 2025, le groupe s’est résolu à lancer une plateforme d’indemnisation rétroactive pour les clients qui ont eu des problèmes avec ce moteur entre 2022 et 2024. Par ailleurs, une plainte collective contre ces moteurs 1.2 PureTech a été déposée mi-février 2025 auprès du procureur de la République de Versailles.
«Plusieurs milliers» d’indemnisations
«Le problème PureTech est maintenant parfaitement contrôlé et n’a plus de réalité sur les modèles vendus aujourd’hui», assure Alain Favey, reconnaissant toutefois que certains clients concernés «ont eu le sentiment d’être laissés seuls». «Nos clients nous reprochent notre attitude au moment où les ennuis sont apparus, a constaté le patron de Peugeot. Nous avons donné l’impression de jouer la montre, ou de nier les problèmes plutôt que de les reconnaître et de les prendre à bras-le-corps.»
Il assure que l’entreprise aura désormais une nouvelle approche en cas de scandale industriel similaire, celle de «considérer que tout problème naissant doit être réglé à sa source, s’il le faut par des campagnes de rappel». Alain Favey a par ailleurs chiffré à «plusieurs milliers» le nombre de demandes d’indemnisations traitées par la plateforme mise en place par Stellantis, sans vouloir préciser le montant des sommes versées.


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