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À la suite d’un conflit de voisinage, un propriétaire a décidé de construire un mur, condamnant toute entrée et sortie pour ses voisins. Le maire est intervenu pour, finalement, démolir le muret en fin de semaine.
Passer la publicité Passer la publicitéUn muret construit au beau milieu d’un chemin comme conséquence d’un conflit de voisinage. La situation «ubuesque», telle que qualifiée par l’édile de Mougins, a surpris les habitants de cette petite commune maralpine la semaine dernière, avant de trouver sa résolution - et la destruction du mur - samedi.
Quatre jours plus tôt, un message de détresse, posté sur les réseaux sociaux par une voisine, avait de quoi intriguer. «Nous avons besoin de votre aide. Nous sommes enclavés», pouvait-on lire. Et quant à la cause de cet isolement : «Notre voisin vient de nous emmurer, l’unique accès à notre maison depuis mardi 20 heures. Nous ne pouvons plus entrer ni sortir».
«Risque sanitaire et de sécurité publique»
Sur l’image qui accompagne son message, on peut apercevoir un muret fraîchement construit, de près de deux mètres de hauteur. Saisi, le maire de Mougins, Christophe Ulivieri, évoquait une situation «ubuesque» ; depuis jeudi dernier, ce dernier a donc pris l’initiative de faire livrer «par la police municipale et la réserve de la sécurité civile, des vivres alimentaires aux habitants touchés».
Un passage à travers le champ d’une autre habitation a été mis en place temporairement, alors que l’édile engageait une mise en demeure de démolition de ce mur «aux motifs qu’il n’est pas conforme au permis de construire délivré» et «qu’il crée un risque sanitaire et de sécurité publique».
Deux jours plus tard, samedi 11 avril, après une réunion au sein de la mairie le propriétaire à l’origine de cette construction a finalement procédé «à sa démolition dans la journée». Le maire suggère qu’un conflit de voisinage est à l’origine de cette situation et précise «qu’il n’est pas réglé pour autant. Il appartient désormais aux deux parties de faire preuve de responsabilité et de parvenir à un accord durable», ajoute Christophe Ulivieri.


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