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Dans l’ombre d’un Lamine Yamal plus spectaculaire, Pedri est plus indispensable que jamais au FC Barcelone, qui se déplace à Newcastle en huitième de finale aller de Ligue des champions mardi.
Une frappe lumineuse, poteau rentrant, et le Barça s’extirpe du piège basque à Bilbao. Mais de cette victoire (0-1) acquise samedi dernier chez l’Athletic, Hansi Flick ne retenait pas tant le «but qui a fait la différence» de Lamine Yamal, plutôt le fait qu’il «n’a pas livré son meilleur match». Exigeant, l’entraîneur allemand contrebalançait par rapport aux éloges qui pleuvent ces derniers temps sur la jeune (18 ans) vedette espagnole, préférant mettre en avant l’homme de l’ombre, tout aussi précieux.
Entré à la mi-temps, Pedri a adressé la passe décisive à Yamal après avoir fixé la défense de Bilbao. Plus globalement, sa gestion du tempo et sa vision du jeu ont rafraîchi les Blaugranas. «Il rend tous les autres joueurs meilleurs, s’est extasié Flick. C’est génial. C’est un joueur qui change la donne. Il connecte bien avec tout le monde.»
11e du Ballon d’Or en 2025
Son entrée en jeu le 28 février dernier contre Villarreal avait déjà illuminé la rencontre. Il lui avait fallu 10 minutes pour adresser une passe millimétrée à Yamal, auteur d’un triplé (victoire 4-1). S’il avait débuté sur le banc, c’était pour le «gérer avec précaution», lui et Frenkie de Jong, deux milieux qui jouaient «à un niveau exceptionnel» il y a deux mois selon Flick. Avant que les ischio-jambiers de l’Espagnol ne sifflent.
À VOIR AUSSI - La victoire vaine du Barça contre l’Atlético en demie retour de Coupe du Roi le 3 mars dernier (3-0, 3-4 sur l’ensemble des deux matches)
Déjà freiné par les pépins à la fin de l’automne puis au début de l’hiver, Pedri a raté 12 des 42 matches du Barça sur blessure cette saison, dont sa lourde défaite à Chelsea en Ligue des champions (3-0 le 25 novembre) et surtout celle en demi-finale aller de Coupe du Roi chez l’Atlético de Madrid (4-0 le 12 février). Depuis son retour progressif, il multiplie les étirements au moindre arrêt de jeu. Sa fragilité, qui lui a souvent joué des tours depuis son éclosion en 2020, l’avait laissé tranquille la saison dernière (59 matches joués sur 60 possibles en club), lui permettant de se classer 11e du Ballon d’Or.
Il est magique. C’est spectaculaire de le voir jouer. Quand on joue contre lui, on le comprend encore mieux.
Vitinha, milieu du Paris Saint-Germain, à la chaîne portugaise Canal 11C’est le point faible de ce petit génie, 23 ans seulement, qui a «beaucoup progressé dans son jeu avec ballon», a constaté Flick. Sa créativité séduit bien au-delà de Barcelone. «Mon nouveau joueur préféré», a écrit Paul Scholes, ancienne gloire anglaise de Manchester United, sur Instagram en septembre. «Il est magique, a déclaré Vitinha, 3e du Ballon d’Or et star du PSG, à la chaîne portugaise Canal 11. C’est spectaculaire de le voir jouer. Quand on joue contre lui, on le comprend encore mieux.»
Comparé à Xavi et Iniesta par la presse ibérique, le Canarien (né à Tegueste, au nord-est de Tenerife) s’inscrit déjà dans la légende du FC Barcelone, du haut de ses 230 matches et sept trophées soulevés. Il a même porté le brassard de capitaine ces derniers mois, preuve de son aura et de la confiance qui lui est accordée.
52.000 personnes pourront, pour la deuxième fois cette saison, admirer de leurs yeux son talent mardi (21h) à St James’ Park, antre de Newcastle. À la traîne en Premier League (12e) mais solides pour leur découverte de la Ligue des champions, les Magpies avaient tenu tête aux Catalans en septembre dernier (1-2). Eddie Howe, interrogé sur les clés tactiques avant la rencontre, avait de lui-même désigné Pedri : «Il faut limiter son impact.» Il faudra encore le faire mardi.


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