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Par Le Figaro avec AFP
Le 3 juillet 2026 à 13h49
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«La prévention des dérives sectaires est une responsabilité partagée», a martelé Patricia Mirallès, la présidente de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).
Passer la publicité Passer la publicitéLa Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) et la Miviludes ont signé vendredi une convention pour lutter contre les dérives sectaires, à l'instar des protestants qui avaient été les premiers à s'engager en novembre. Cette convention prévoit quatre axes: échanges d'informations sur les situations à risques, analyses communes des facteurs favorisant les dérives sectaires, messages de prévention et sensibilisation des responsables des instituts religieux. «La prévention des dérives sectaires est une responsabilité partagée», a martelé Patricia Mirallès, la présidente de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), lors de la signature de la convention.
«La vie religieuse n'est pas à part en ce qui concerne les droits et la dignité des personnes», a de son côté affirmé le président de la Corref, Jean-Pascal Lombart, en rappelant les efforts déjà entrepris par le passé. La Corref qui représente près de 30.000 personnes avait notamment adopté en 2023 un vademecum des droits des religieuses et religieux, ainsi qu'une charte éthique. Une action de sensibilisation avait aussi été menée il y a quelques années auprès de la Corref par la Miviludes qui souligne combien «l'information peut arriver plus difficilement auprès de ces personnes», et que son rôle et donc «d'aller vers elles et leur indiquer leurs droits». En effet il y a dans les communautés religieuses «un principe de renoncement, d'obéissance» qui peut dans certains cas se voir détourné, rappelle-t-on au sein de l'instance.
«Aucun culte n’est à l’abri de ce risque»
À la Corref, on rappelle que des dérives peuvent être liées à l'arrivée d'un responsable dans la congrégation, ou juste au contexte -- ainsi par ignorance des droits individuels, par exemple en matière de droit aux congés. Patricia Mirallès a rappelé que «35% des signalements et des demandes d'informations» traitées entre 2022 et 2024 par la Miviludes concernaient «le domaine des cultes et des spiritualités». Et «aucun culte n'est à l'abri de ce risque, même si la majorité des dérives sectaires se manifestent au sein de mouvements autonomes qui ne sont reconnus par aucune religion instituée», a-t-elle ajouté.
Cette signature renforce pour la Miviludes une dynamique de coopération avec les différents cultes. En novembre 2025, la Fédération protestante de France (FPF) avait été la première à signer une convention de ce type. Des textes similaires devraient être signés à l'automne avec l'Eglise catholique et les bouddhistes, selon la mission interministérielle


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