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À la dernière minute, la lettre conciliante du vice-président J.D. Vance adressée à l’homme fort iranien, Mohsen Rezaei, a secoué le Moyen-Orient avec la divulgation tonitruante d’un éventuel projet de négociations indirectes (sic) entre les États-Unis et l’Iran à Doha [1], capitale du Qatar – qui, avec le Pakistan, a fait des efforts intenses pour empêcher la guerre imminente entre Israël/les États-Unis et l’Iran. Le projet convenu comporterait des garanties nucléaires de la part de la Russie et de la Chine.
Depuis 30 ans, Netanyahou attribue les pires intentions à l’Iran pour qu’Israël conserve l’hégémonie nucléaire au Moyen-Orient. Il y a quatorze ans, un document du Mossad démentait les expériences iraniennes évoquées par Netanyahou pour produire des bombes nucléaires [2]. Une multitude de généraux israéliens ont réfuté la menace nucléaire inexistante de l’Iran, dont Benny Gantz, ancien chef d’état-major israélien puis ministre de la Défense, qui a affirmé que Téhéran n’avait pas encore décidé de construire des armes nucléaires [3].
Amos Yadlin, général et ancien directeur du renseignement militaire, a qualifié le retrait de Trump de l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran de regrettable et a rejeté les mensonges de Netanyahou, qui « débite de pures absurdités » sur le programme nucléaire iranien [4]. L’ancien chef d’état-major, le général à la retraite Gadi Eisenkot, aujourd’hui chef du parti Yashar, a remis à sa place Netanyahu en pleine période électorale d’octobre, le qualifiant de « personne délirante » et qui « sait parfaitement que l’Iran ne possédait pas d’armes nucléaires » [5]. Des sources du renseignement israélien qualifient le fantasme de Netanyahu sur la possession d’armes nucléaires par l’Iran de « mensonge complet » [6].
La veille, lors de l’exhortation rituelle à Téhéran, Ali Akbari a appelé à une révision de la doctrine nucléaire iranienne [7], ce qui désigne implicitement une sortie du TNP (Traité de non-prolifération). Il convient de noter que l’ayatollah Ali Khamenei, assassiné chez lui avec toute sa famille par Israël, avait émis une fatwa – une règle de droit islamique régie par une autorité religieuse – qui interdisait les armes nucléaires comme étant « non islamiques ». Pour sa part, Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, avait déclaré qu’en cas d’une possible nouvelle guerre états-uno—israélienne contre Téhéran, le pays perse pourrait remettre en question son adhésion au TNP [8]. Parallèlement, au Majlis, le parlement iranien, dix projets de loi proposent de quitter le TNP.
Le portail Al Jazeera (du Qatar) indique que le vice-président JD Vance a envoyé une lettre apaisante au puissant Mohsen Rezaei, ancien commandant des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et docteur en économie, où il envisage de reprendre les négociations avec l’Iran pour éviter la nouvelle guerre « courte et intense » entre Israël et les États-Unis [9] après les élections de mi-mandat du 3 novembre, qui ne se présentent pas bien pour le Parti républicain.
Mohsen Rezaei a déclaré qu’« aucun gramme d’uranium enrichi ne quittera l’Iran », face à la priorité suprême de JD Vance : une interdiction de la technologie nucléaire en provenance de l’Iran, que rejette la République islamique, qui détient 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, selon les données controversées de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui, désormais, sous la direction de l’Argentin Rafael Grossi – très proche de l’axe Milei-Netanyahu de la secte eschatologique pédophile Chabad-Loubavitch – a été critiquée pour être sous la domination du Mossad et pour pratiquer un « deux poids deux mesures » vicieux et discriminatoire.
Selon le Belfer Center de l’université Harvard [10], l’Iran aurait la capacité de fabriquer entre « 11 et 14 » bombes atomiques dès qu’il dépassera le seuil de 90 %. Curieusement, la sentence iranienne dépendra de la décision que prendra Trump, soumis à l’apocalyptique Netanyahu [11], au lendemain des élections de mi-mandat, le 3 novembre.
Source
La Jornada (Mexique)
Le plus important quotidien en langue espagnole au monde.


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