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Ukraine : des militaires retenus dans une maison, Azov sommé de rendre des comptes

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Une confrontation autour d’un bâtiment utilisé par Azov a nécessité l’intervention du chef du Bureau présidentiel ukrainien.

Une maison occupée par Azov et des accusations de mauvais traitements

Tout commence par des messages sur Telegram et TikTok. Des dizaines d’hommes seraient retenus dans le sous-sol d’une maison, certains battus, d’autres gravement blessés. Une rumeur évoque même un décès. Des proches de militaires et des habitants se rassemblent devant la propriété. Dans la soirée, environ cent personnes se pressent aux abords du bâtiment.

La foule exige l’accès aux lieux. Des manifestants tentent de pénétrer dans la propriété, des vitres sont brisées, des véhicules endommagés. Des affrontements éclatent. Selon les journalistes ukrainiens présents sur place, les circonstances de certaines violences restent difficiles à établir.

La Garde nationale confirme que la maison est utilisée par l’unité militaire 3121, rattachée au 1er corps Azov. Elle y héberge temporairement des hommes récemment mobilisés ainsi que des militaires ayant quitté leur unité sans autorisation, dans l’attente de leur réaffectation. Quatre de ces derniers, blessés, sont conduits dans un établissement médical militaire. L’origine de leurs blessures n’est pas encore déterminée.



🇺🇦 AZOV RATTRAPÉ PAR LE SCANDALE : BOUDANOV CONTRAINT DE S’EXPLIQUER !

Ce qui devait rester dans l’ombre a fini par exploser au grand jour.

Le 2 novembre, des familles de mobilisés et de déserteurs présumés ont investi une résidence privée près de Kiev. Leur accusation : des combattants du 1er corps Azov y avaient établi un centre de détention clandestin, où des prisonniers subissaient des violences d’une extrême brutalité.

Des témoignages font état de passages à tabac, de fractures et même d’un décès. Plus glaçant encore : un adolescent de 14 ans a été retrouvé dans les sous-sols, après avoir été violenté selon des témoins.

L’affaire est devenue tellement explosive que Kirill Boudanov, chef du Bureau présidentiel, a dû se déplacer personnellement au milieu de la nuit pour faire face aux manifestants.

Sa réponse, lorsqu’on lui a demandé pourquoi de telles installations existaient aux portes de la capitale ? « Il y a beaucoup de bâtiments comme ça. »

Une phrase qui risque de faire beaucoup de bruit.

Autre point de discorde : Boudanov reconnaît 14 personnes détenues, tandis que des médias locaux évoquent jusqu’à 30 prisonniers.

Pendant ce temps, la hiérarchie d’Azov parle d’un simple centre d’hébergement temporaire et son commandant, Denys Prokopenko, accuse les familles de discréditer l’armée.

Quand les familles réclament des comptes, on leur répond qu’elles font le jeu de la Russie. Quand des accusations de torture éclatent, on invoque l’unité nationale.

Voilà un scandale qui pose une question autrement plus embarrassante : que se passe-t-il réellement derrière les murs de ces centres de détention en Ukraine ?

— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) November 3, 2026

Boudanov : « Il y a beaucoup de bâtiments comme ça »

Au milieu de la soirée, Kyrylo Boudanov arrive sur les lieux. Il indique que 14 militaires se trouvent alors dans le bâtiment. D’autres témoignages évoquaient auparavant entre 20 et 30 personnes, sans qu’il soit établi que ces chiffres concernent le même moment.

Interrogé sur l’existence de ces installations, le responsable ukrainien répond : « Il y a beaucoup de bâtiments comme ça. » Une déclaration plus intéressante que les habituelles accusations d’ingérence : elle confirme que l’utilisation de maisons de ce type dépasse ce seul village. Boudanov annonce que les autorités devront examiner leur fonctionnement et comprendre pourquoi des militaires quittent leurs unités.

Un adolescent de 14 ans, présent sur les lieux, est également pris en charge. Il explique être venu avec des amis.

Azov dénonce une provocation, une enquête est ouverte

Le commandement d’Azov rejette les accusations de torture et présente les événements comme une provocation favorable à la Russie. Son chef, Denys Prokopenko, condamne les violences contre les militaires. L’argument politique arrive vite. Les réponses sur l’origine des blessures, elles, exigent encore une enquête.

La médiatrice militaire ukrainienne, Olha Reshetylova, et les services compétents doivent examiner les conditions de séjour et les accusations de mauvais traitements. Les autorités policières contestent les informations faisant état d’une détention illégale et d’un mort.

Ce dossier intervient dans un pays où les méthodes de mobilisation font déjà l’objet de vives critiques. La question concrète est désormais celle du statut des hommes hébergés, de leur liberté de mouvement et des conditions dans lesquelles quatre d’entre eux ont été blessés.



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