Y avait-il encore une place à prendre entre Le Parrain II de Francis Ford Coppola, Il était une fois en Amérique de Sergio Leone et Good Morning Babilonia des frères Taviani? Quelques décennies après son principal titre de gloire, la comédie de la «guerre à l’italienne» Mediterraneo, le septuagénaire Gabriele Salvatores a voulu y croire. Surtout avec en main un vieux sujet signé Federico Fellini et Tullio Pinelli. Malgré des moyens plutôt importants, l’ambitieux vétéran d’une vingtaine de longs métrages n’est malheureusement arrivé qu’à nous faire deviner pourquoi ce projet était en son temps (le début des années 1950) resté dans les limbes.
Napoli-New York débute à Naples, après-guerre, par un bruit assourdissant. Fragilisé par les bombardements, l’immeuble de la petite orpheline Celestina vient de s’écrouler. Elle-même était dehors, mais la tante avec qui elle vivait succombe bientôt. Recueillie par Carmine, un garçon un peu plus âgé déjà à la rue, elle n’a plus qu’un espoir: retrouver sa sœur aînée, Agnese, partie outre-Atlantique rejoindre un Américain qui lui a promis le mariage. Grâce à Carmine qui trafique avec le cuistot d’un navire américain, les deux enfants vont embarquer pour New York, où Agnese ne sera pas si facile à localiser…


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