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Âgés de 17 à 19 ans, les suspects auraient séquestré deux garçons de 14 et 16 ans dans des conditions éprouvantes, début janvier. D’après les enquêteurs, il se serait agi d’un règlement de comptes sur fond de narcotrafic.
Passer la publicité Passer la publicitéLes six mois d’enquête ont porté leurs fruits. Quatre jeunes âgés de 17 à 19 ans ont été interpellés dans l’agglomération de Nantes, mardi 26 mai, grâce à un important dispositif de gendarmerie incluant l’antenne locale du GIGN. Le groupe est soupçonné d’être impliqué dans la séquestration de deux adolescents, dans la nuit du 2 au 3 janvier. Âgés de 14 et 16 ans, les adolescents avaient été enlevés par des individus cagoulés, fourrés dans le coffre d’une voiture, dénudés en pleine forêt, roués de coups de crosse, blessés au couteau et contraints de creuser leur propre tombe sous la menace d’armes à feu.
Nus et en état d’hypothermie en raison des températures hivernales, les adolescents avaient été par la suite relâchés à proximité d’habitations, sur la commune de La Chapelle-sur-Erdre, dans la banlieue nord de Nantes. Leurs effets personnels ont été volés au cours de leur séquestration. Le calvaire des deux victimes avait commencé sur un parking de Carquefou, sous l’œil d’un témoin qui s’était, depuis, fait connaître des autorités. Une rixe avait éclaté entre un groupe d’individus masqués et les adolescents, avant que ces derniers ne soient chargés, sous la contrainte, à l’arrière d’un véhicule.
Trois hommes incarcérés
Confiée à la brigade de recherche de la gendarmerie nantaise, l’enquête a privilégié assez vite la piste d’un règlement de comptes lié au narcotrafic, les victimes étant bien connues des autorités nantaises pour diverses infractions à la législation sur les stupéfiants. Le trou creusé par les deux jeunes a par ailleurs bien été retrouvé par les gendarmes.
Les quatre mis en cause ont été déférés devant la justice. Il s’agit de trois hommes, directement impliqués, ainsi que d’une femme qui se trouvait avec eux au moment des faits, sans pour autant avoir participé aux violences. Ils ont tous été mis en examen le 29 mai pour « violences aggravées », « arrestation, enlèvement, séquestration et vol en bande organisée avec arme » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime », a indiqué le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy. Les trois hommes ont été placés en détention provisoire. La femme, quant à elle, a écopé d’un placement sous contrôle judiciaire.


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