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Plus d’une semaine après la découverte du corps de Lyhanna, les obsèques de la jeune fille ont eu lieu ce vendredi 12 juin dans le Gers.

ED JONES / AFP
Devant une centaine de personnes, le convoi funéraire a fait son entrée dans le cimetière de Fleurance peu après 14h30.
C’est dans l’émotion que les obsèques de Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, se sont déroulées ce vendredi 12 juin dans le cimetière de Fleurance, la ville où elle était scolarisée.
Devant une centaine de personnes, le convoi funéraire a fait son entrée dans le cimetière peu après 14h30, sur fond d’une musique écrite par une habitante de l’Isère et générée par une intelligence artificielle.
Le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, s’est exprimé en début de cérémonie : « Nous ne disons pas au revoir à un symbole, une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi : Lyhanna », a dit l’édile, avant de saluer la « leçon de vie » donnée par les parents de l’adolescente, Charly et Martial. « Une leçon face à leur absolue dignité au moment d’affronter le pire : perdre un enfant. Une leçon, enfin, dans leur façon de nous ramener sans cesse à l’essentiel », a-t-il affirmé.
La maîtresse de cérémonie a ensuite pris la parole pour faire le portrait de la jeune fille qualifiée de joyeuse, coquette, de « pipelette » dotée d’un « instinct de protection envers ceux qu’elle aimait » et d’une « lumière qui brillera à jamais ». « Le plus bel hommage que nous puissions rendre à Lyhanna, c’est de continuer à faire vivre cette joie qu’elle savait partager (...) N’ayons pas peur de sourire pour elle, comme elle savait le faire si bien », a-t-elle conclu. S’est ensuivi un lâcher de ballons blancs et de colombes. Le cercueil bleu a ensuite été porté par les agents des pompes funèbres vers son lieu d’inhumation où seule la famille a pu se recueillir.
« On pense à Lyhanna »
Devant le collège Hubert-Reeves, où elle a été aperçue pour la dernière fois le 29 mai, montant dans la voiture du principal suspect, Jérôme Barella, plusieurs dizaines de bouquets de fleurs, des bougies et des peluches étaient posés au pied d’un cèdre du Liban, où une pancarte rendait « hommage à Lyhanna et à tous les enfants victimes ».
Sandy Lannes, 45 ans, « maman, grand-maman et tatie », « vient tous les soirs rallumer les bougies pour Lyhanna ». « C’est important de rallumer ces bougies. J’espère que ça ne tombera pas dans l’oubli avec la Coupe du monde », ajoute cette mère de deux enfants et grand-mère de trois petits-enfants, « dont quatre filles », tient-elle à préciser.
À l’appel de l’association des maires de France dans le Gers, les citoyens se sont rassemblés devant certaines mairies du département. Michel Baylac, président de l’association des maires de France dans le Gers, était à l’origine de cette initiative : l’idée, c’était d’« être en communion avec la famille aujourd’hui, au même moment, et sans troubler l’intimité familiale (...) tout simplement pour dire qu’on pense à Lyhanna », a-t-il déclaré à l’AFP.
Des motards se sont par ailleurs élancés d’Auch en formant un cortège, pour relier Fleurance, afin de célébrer « la petite Lyhanna partie beaucoup trop tôt ».
Dans l’enquête sur la mort de la collégienne, le suspect numéro un est Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans dont la fille aînée était amie de Lyhanna. Interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition, il est en détention provisoire depuis sa mise en examen pour enlèvement le 1er juin.


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