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Le président du RN était invité du « 20-Heures » de TF1 ce mardi, alors que le duel Dati-Grégoire à Paris sera l’un des grands enjeux du second tour dimanche.
Par Vincent Gibert avec AFP

LUDOVIC MARIN / AFP
Jordan Bardella, ici sur le plateau du « 20-Heures » de TF1, le 17 mars 2026.
Jordan Bardella vote à Garches, la commune des Hauts-de-Seine où il est inscrit sur les listes électorales depuis 2024. Mais si le président du Rassemblement national votait à Paris, il a déclaré ce mardi 17 mars sur TF1 que son bulletin, « à titre personnel », irait pour la candidate LR et Modem, Rachida Dati, au deuxième tour des municipales. Dans le but de faire face au « risque existentiel » de la gauche.
« Comme dans toutes ces grandes villes où la gauche et l’extrême gauche menacent de prendre le pouvoir ou de continuer à gérer la commune, à titre personnel, (...) j’aurais utilisé le bulletin de vote qui fait face à celui de la gauche et de l’extrême gauche », a-t-il dit, sans nommer explicitement Rachida Dati (voir la vidéo ci-dessous).
L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy et d’Emmanuel Macron, qui a fusionné lundi sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel (Horizons et Renaissance), a bénéficié également ce mardi du désistement de la candidate d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête), qui a appelé à « chasser la gauche » de l’Hôtel de ville.
Sarah Knafo a « fait un mal considérable à la droite »
Sarah Knafo, forte de ses 10,4 %, a « fait un mal considérable à la droite », en faisant « le choix de se présenter pour diviser les voix », ce qui « offre aujourd’hui une dynamique incontestable au candidat de la gauche », Emmanuel Grégoire, a déploré Jordan Bardella, dont le candidat Thierry Mariani n’a récolté que 1,6 % des voix.
« Si j’étais électeur à Paris, je ferais barrage à la gauche et à l’extrême gauche », a encore assuré le patron du RN.
Jordan Bardella a renouvelé ce mardi sa main tendue aux listes de droite, qui a rencontré peu d’échos sur le terrain, « face au risque de victoire de la gauche et de l’extrême gauche » qu’il « considère comme existentiel aujourd’hui ».


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