Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Municipales à Montpellier : Mohed Altrad, l'atypique candidat à la mairie

3 month_ago 53

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Mohed Altrad est un homme à part. L'homme d'affaires et président du MHR le démontre une nouvelle fois avec sa deuxième candidature à Montpellier en étant encore au second tour.

Sur le même thèmeMunicipales 2026

Pour sa deuxième campagne municipale, Mohed Altrad est une nouvelle fois qualifié pour le second tour.

Pour sa deuxième campagne municipale, Mohed Altrad est une nouvelle fois qualifié pour le second tour. (©CN / Métropolitain)

Par Cédric Nithard Publié le 20 mars 2026 à 21h04

Si pour son équipe cela n’a pas été une surprise, beaucoup le furent de voir Mohed Altrad (11,31% / 9 837 voix) accéder au second tour des élections municipales à Montpellier. Troisième derrière le maire sortant socialiste Michaël Delafosse (33,41% / 29 069 voix) et la députée insoumise Nathalie Oziol (15,36% / 13 366 voix), l’homme d’affaires est en embuscade. En ayant tiré les leçons de sa première incursion politique en 2020, auteur cette fois d’une campagne qui en surprend plus d’un, et en premier lieu les journalistes dont il s’est passé, Mohed Altrad est un homme et, par la même, un candidat atypique. De là à créer une nouvelle fois la surprise ? 

Une première rencontre avec la presse

L’avantage d’avoir suivi la campagne municipale en 2020, c’est que l’on sait que, quelque soit le domaine, il faut s’attendre à tout de la part de Mohed Altrad et ne pas chercher à comprendre la logique qui s’appliquerait habituellement à tout autre candidat. Après avoir officialisé sa candidature le 15 janvier dernier lors d’un meeting, l’homme d’affaires a mené sa campagne loin de la presse. Là où d’autres ayant sa notoriété, à l’instar par exemple de Jean-Michel Aulas à Lyon, aurait rameuté tous les journalistes de Montpellier pour suivre ses moindres pas, Mohed Altrad en est resté éloigné. Non par animosité mais par un mélange de méfiance et de ressentiment teinté d’une grande incompréhension mutuelle. Comme bien souvent d’ailleurs…

Peut-être est-ce avec l’ambition de lever en partie cette incompréhension ou pour répondre en une seule fois aux nombreuses sollicitations d’interviews, qu’une poignée de journalistes étaient conviés à échanger avec lui mercredi, au lendemain de l’enregistrement des listes pour le second tour. Comme Michaël Delafosse et Nathalie Oziol, la sienne reste la même que celle du premier. Contrairement à eux, lui avait l’opportunité de fusionner avec d’autres listes ayant obtenu entre 5% et 10% et en premier lieu Philippe Saurel, Isabelle Perrein et Rémi Gaillard. Mais pas question de refaire la même erreur qu’en 2020. Cette fois, Mohed Altrad tient à rester le patron de sa candidature. « Ce n’est pas parce que l’on n’a pas fait de fusion avec d’autres listes pour rester cohérent que nous n’appelons tous leurs électeurs à s’unir derrière la candidature de Mohed Altrad qui retrouveront dans notre programme le changement et l’alternative au maire actuel. LFI n’a presque pas de réserve de voix. Mohed Altrad est aujourd’hui la seule alternative capable de battre Michaël Delafosse avec une réserve de plus de 30 000 voix qui n’ont pas voté pour le maire sortant » analyse son directeur de campagne Salim Jawarhi avant de lui laisser la parole.

En toute décontraction

Pendant une heure, décontracté et fidèle à lui-même, Mohed Altrad a répondu à toutes les questions, abordant tous les sujets, certains plus désagréables que d’autres mais sans les éluder. L’homme d’affaires livre d’abord une analyse globale sur la paralysie de la France qu’il impute à « la discorde entre les partis politiques » et, quand il y a du dialogue « ce sont des négociations qui engendrent des dépenses supplémentaires » avec pour conséquences : « la dette n’arrête pas d’augmenter, les taux d’intérêts augmentent et le pays plonge. On est le mauvais élève de l’Europe alors que la France est une grande nation ».

Vidéos : en ce moment sur Actu

Un constat l’amenant à réfléchir sur les notions d’intérêt collectif et intérêt personnel en y associant le dogmatisme « propre à un système qui empêche toute réussite » et le pragmatisme qui serait « la base de toute rupture avec le passé ». Là est une des raisons de cette deuxième candidature à la mairie de Montpellier pour lequel il pense être le plus à même d’appréhender le monde actuel qu’il décrit : « C’est une société mondiale matérialiste donc il faut valoriser l’économie. Montpellier est le cancre des villes de sa taille à tout point de vue que ce soit le chômage, la précarité… mais comment sortir de là ? Il faut revenir à des choses pragmatiques, ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas une vision pour savoir où nous voulons aller ».

« de parfaits inconnus »

La motivation première de cette deuxième candidature est toute simple. « Régler les problèmes de Montpellier. Je veux rendre aux Montpelliérains ce qu’ils m’ont donné » dit-il. Quant à la dureté de la tache que représente la fonction : « J’ai conscience des difficultés mais j’ai envie de le faire. Je place la chose par rapport à mon histoire personnelle c’est tout ». Se plaçant lui-même régulièrement dans les pas des grands hommes du XXe siècle tel Gandhi, Mohed Altrad n’est pas peu modeste en se comparant aux maires de Montpellier… « Mes prédécesseurs si je suis élu, y compris le dernier, sont de parfaits inconnus sur le plan national et international. Ils se sont tous pris la tête. Le dernier dans un livre dit qu’il a un destin national mais, même au Parti Socialiste, à aucun moment, on a fait appel à lui pour aider. Il faut d’abord être indispensable au PS avant d’être indispensable au reste de la nation ». En rugby, on appelle ça un plaquage cathédrale.

Municipales 2026, listes et résultats dans votre commune

Mohed Altrad en toute décontraction et son directeur de campagne Salim Jawhari.

Mohed Altrad en toute décontraction et son directeur de campagne Salim Jawhari. (©CN / Métropolitain)

En abordant des points de son programme, Mohed Altrad fustige la gestion des finances de la ville. « Le gaspillage de toute sorte est de 25%. Demain, je suis à la tête de cette ville, j’économise 250M€ à la Ville et 250M€ à la Métropole. Avec 500M€ vous pouvez régler beaucoup de problèmes ». Le candidat prône la démocratie directe, quartier par quartier, avec des budgets spécifiques afin de répondre aux besoins quotidiens : « On réunira toute la population pour qu’ils nous disent ce qu’ils veulent que l’on fasse pour eux en établissant des priorités » et complète : « C’est ça qui attend les Montpelliérains, ce ne sont pas des grandes phrases ou de grandes déclarations, c’est du concret ». S’il n’est pas contre la gratuité des transports en commun, il interroge : « Est-ce que l’on a listé et pensé les travers du tram et quantifié leurs coûts ? Je ne crois pas » avec selon lui « comme résultats plus d’embouteillages, plus de pollution et plus de perte de temps pour les automobilistes ». En matière de sécurité, son regard se tourne vers Béziers. « On a un modèle. Pourquoi on ne fai pas comme là-bas ? » interroge-t-il.

Milliardaire ?

Quant à gérer une collectivité comme une entreprise, Mohed Altrad tape du poing sur la table. « Cette question m’énerve, elle revient tout le temps. Une entreprise et une collectivité, c’est exactement la même chose » avance-t-il avant d’argumenter : « Il y a des hommes, des produits et des services. Quoi que tu fasses dans la vie, il y a un Homme avec un grand h, c’est l’État. Les hommes entreprennent des actes. Ces actes sont quelque chose de positif. Dans une entreprise, on fabrique des produits, parfois on fait du service, et on les vend. La ressource c’est l’homme qui fait les produits, ce n’est pas le produit qui fait l’homme. Quand l’homme fait le produit, il peut le vendre et génère de l’argent. Cet argent qui circule c’est ça qui fait travailler les gens et qu’ils aient un salaire pour satisfaire aux besoins de leur famille. Il n’y a donc aucune différence ». Limpide… Une démonstration qu’il veut confronter au maire sortant  : « Qu’est-ce qu’il y a compris Michaël Delafosse dans l’économie ? Il a toujours vécu en dehors de l’économie réelle. Il est payé par son emploi mais qu’est-ce qu’il a créé ? ». Deuxième plaquage.

Étant sur le terrain de l’économie, Mohed Altrad en vient lui même au qualificatif que tout le monde lui attribue. « On m’appelle le milliardaire. Est-ce que d’après vous je suis milliardaire ? » interroge-t-il. Peut-être pas mais quant à savoir s’il est millionnaire, il s’en sort à nouveau par une pirouette en rigolant : « Il faut que je regarde mon compte en banque ». De manière plus sérieuse, l’homme d’affaires explique que toute la richesse est consacrée à son groupe. Une richesse qu’il ne compte pas emporter dans la tombe ou léguer à ses enfants dont « trois sur cinq travaillent dans la société. Ils ont un bon salaire mais ne sont ni millionnaires, ni milliardaires » précise-t-il et d’annoncer : « Le groupe ne sera pas vendu car il existe un testament qui indique qu’il deviendra une fondation. Très peu d’entreprises en France ont ce statut. C’est à dire que les richesses seront ventilées selon le conseil d’administration qui sera nommé, par la suite, par l’État. Ce sera une entreprise un peu comme EDF ».

La grasse matinée

Mohed Altrad est définitivement un homme à part. Là où d’autres seraient à 77 ans en train de couler des jours heureux au soleil, lui a donc décidé de replonger dans ces élections. Un monde qu’il avait appréhendé une première fois. « En 2020 j’étais débutant en politique. Je ne regrette pas car j’ai appris c’est à dire les coups bas, les petites phrases… mais il y a beaucoup d’actes qui manquent dans l’équation. Cette première expérience m’a permis de comprendre. Et j’ai observé pendant six ans ». Si ses opposants lui reprochent de ne pas avoir siégé après avoir été élu dans l’opposition, il n’y a pas besoin de deviner qu’il n’a pas voulu s’infliger les longues séances du conseil pour parler dans le vide. « Tout est décidé avant donc je n’aurai pas eu d’impact. Je n’ai pas de temps à perdre. Moi j’ai créé des emplois en France et dans le monde. En plus, c’est très souvent tendu avec des insultes, je n’ai pas envie de vivre dans cette ambiance, je ne suis pas violent. Je n’ai pas de haine. Des gens ne m’aiment pas mais c’est leur problème » philosophe-t-il. Quant à savoir si en cas de défaite, il ira cette fois au conseil ? « Je ne pars pas perdant. Dire je siège n’a pas de sens. Je siège si je suis utile » une pirouette qui laisse peu de doute.

S’il est choisi dimanche par les Montpelliéraons, Mohed Altrad annonce prendre ses distances avec son groupe, « Je ne l’ai pas fait seul. Il y a 70 000 personnes, il peut rouler tout seul », et démissionner de la présidence du club de rugby. Quant à la première chose qu’il ferait dans ce cas lundi matin, il annonce avec un grand sourire : « Je fais une grasse matinée, la campagne a été longue,  » et plus sérieusement : « Il faudra faire l’inventaire de tout ce qu’il y aura à faire. Je ne vais pas chercher des noises sur les gestions du passé mais juste faire un inventaire pour voir tout ce qu’il faut changer, améliorer ou arrêter. Aujourd’hui, nous devons être terre à terre ». Quant au procès en appel qui se tiendra en septembre, Mohed Altrad n’est pas inquiet. « Je suis innocent » plaide-t-il.

Une incompréhension mutuelle

Si l’homme possède incontestablement une forme d’intelligence, on se demande toutefois ce qu’il revient faire dans cette galère tant il semble éloigné de la chose politique. Quiconque a vu les deux débats (France 3/Ici Hérault/Public Sénat mardi et Midi Libre mercredi) ne peut que constater sa connaissance approximative des dossiers locaux et une approche, certes louable, mais très théorique quand il ne s’agit pas de réciter des fiches mal écrites. Mohed Altrad donne ainsi le sentiment que certaines choses peuvent se régler uniquement par la force de la volonté en semblant faire fi des règlements, normes ou lois qui régissent l’organisation d’une collectivité.

De quoi interroger quant à la stratégie adoptée dans cet entre-deux-tours. S’il dit avoir appris de ses erreurs de 2020, Mohed Altrad a cette fois ci tenté de jouer un rôle qui ne lui sied pas et pour lequel il n’est pas fait. Rien que son rythme de parole, le volume de sa voix et son besoin de développer ses pensées complexes, loin d’être inintéressantes mais qu’il faut suivre, sont rédhibitoires. Plutôt que de jouer sur ses qualités, l’homme d’affaires est devenu un temps ceux qu’il entend dénoncé, un homme politique dans ses plus mauvais travers notamment quand il se fait l’écho d’attaque à l’encontre de Michaël Delafosse en étant proche de la  diffamation. À ses côtés, Nathalie Oziol paraît même très tendre dans son opposition au socialiste. Tant est si bien que Mohed Altrad en finit, sans que les autres n’aient besoin de parler, par les valoriser. Une stratégie étonnante que de vouloir faire d’un agneau, un pitbull. N’est pas Rémi Gaillard ou Alenka Doulain qui veut. Et de cette manière encore moins Gandhi quand on dit ne pas vouloir baigner dans un climat de violence. Dommage. Il existe une malencontreuse et regrettable incompréhension mutuelle entre Mohed Altrad et Montpellier. À se regarder d’un mauvais oeil, chacun a fini par s’éloigner de la réalité de qui est l’autre. Mais ce n’est peut être pas l’avis des électeurs…

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway