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Emmanuel Grégoire portera la coalition de gauche (PS-Ecologistes-PCF) aux élections municipales de Paris en mars prochain. Dimanche, Raphaël Glucksmann, dont le parti Place publique soutient le socialiste, a dénoncé chez ses adversaires « un rapport à la politique qui est fait de violence, de brutalité ».
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:13 | mis à jour aujourd'hui à 18:21 - Temps de lecture :
L'enjeu de la campagne des municipales à Paris sera « le choix entre le progrès et le trumpisme conservateur », a estimé dimanche l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, dont le parti Place publique participe à la coalition de gauche menée par le socialiste Emmanuel Grégoire.
Lors d'une déambulation dans le Ve arrondissement de Paris avec le candidat PS qui brigue la succession d'Anne Hidalgo, Raphaël Gluscksmann a dénoncé chez ses adversaires « un rapport à la politique qui est fait de violence, de brutalité ». « Ce rapport-là, on le rejette. La démocratie est en train de s'abîmer par des discours extrêmement durs et des attaques très violentes en permanence: ce n'est pas notre manière de faire de la politique et on va l'assumer », a poursuivi celui dont la liste aux élections européennes était arrivée à la troisième place en 2024.
« Un choc de projets » selon Emmanuel Grégoire
« On nous expliquera qu'à l'heure des réseaux sociaux, ce qu'il faut, c'est faire du Trump. Eh ben non. En fait, on va montrer qu'il y a autre chose dans la vie politique et que cette autre chose peut gagner », a encore insisté Raphaël Glucksmann.
Emmanuel Grégoire a pour sa part estimé que la campagne serait « un choc de projets » face à la candidature de Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement et candidate malheureuse à la mairie centrale en 2020, soutenue par Les Républicains et le MoDem.
Après la conclusion cette semaine d'un accord dès le premier tour avec le PCF, Place publique et, surtout, les Ecologistes - ces derniers faisaient traditionnellement cavalier seul aux municipales à Paris avant le second tour -, M. Grégoire a défendu « le choix du rassemblement (pour) créer une dynamique d'union à gauche et (...) porter un projet qui soit très innovant ». « Ce n'est pas faire fi de ses singularités et parfois des différences », a-t-il assuré, reconnaissant avoir « parfois des désaccords » avec les autres formations de gauche et les « assumant ».


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