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Par F. TDL
Le 24 avril 2026 à 12h50
Interviewé par Eurosport, le président du FC Nantes Waldemar Kita n’a pas retenu ses coups, assurant être «quelqu’un avec une éthique et une responsabilité. Certains auraient fui depuis bien longtemps en disant : "Allez vous faire foutre»».
Passer la publicité Passer la publicitéWaldemar Kita n’est pas du genre à se laisser faire, même dans une saison où son club est plus que jamais menacé d’une relégation en Ligue 2. Le président du FC Nantes a accordé un entretien à Eurosport, dans lequel il n’épargne personne et défend son bilan après 17 ans à la tête des Canaris. «Mon héritage ? Je n’ai pas laissé Nantes dans la merde. Ça, c’est un héritage et je le dois à une bonne gestion. Il y a quand même 250 salariés, je n’en ai pas laissé un dans la merde. Au moins, j’aimerais qu’on dise : "Il tient le club." Oui, je tiens le club. Comme je le peux, avec mes moyens, mais je le tiens», s’est agacé l’homme d’affaires.
Le chef d’entreprise franco-polonais a également été interrogé sur sa propension à licencier très vite les coachs passés à Nantes. 23 techniciens se sont succédé depuis son arrivée en 2007, soit plus d’un par saison en moyenne : «Quand on change d’entraîneur dans d’autres clubs cette saison, vous ne le reprochez à personne. On change 23 fois l’entraîneur dans l’intérêt du club, pas dans mon intérêt. Et là, je vais beaucoup plus loin que ça. Vous avez des entraîneurs qui sont partis avec des sommes très importantes. Je les ai toujours payés, toujours honorés», s’est-il défendu.
Certains auraient fui depuis bien longtemps en disant : "Allez vous faire foutre"
Waldemar KitaLe dirigeant de 72 ans de poursuivre : «Je n’ai pas de problème avec les entraîneurs. Moi, j’ai des problèmes avec des gens qui ne sont pas perfectionnistes. Malheureusement, je suis le dernier d’un organigramme et je dois prendre une décision quand les choses ne vont pas». Luis Castro, remercié plus tôt cette saison, en a pris pour son grade : c’est «ma plus grande erreur. Ce coach va faire descendre deux clubs dans la même année. Il ne peut pas réussir», en référence à la mission maintien confiée au Portugais à Levante, actuel 19e de Liga mais à seulement deux points du premier non relégable.
Waldemar Kita s’est ensuite offusqué que «tout le monde [soit] contre [lui]: la Brigade Loire, les politiques, les droits TV. J’ai tenu quand même. Je suis quelqu’un avec une éthique et une responsabilité. Certains auraient fui depuis bien longtemps en disant : "Allez vous faire foutre, je m’en vais et je vous laisse en dépôt de bilan et recommencez en CFA." Plutôt que de me parler des résultats sportifs, parlez de ça... Personne ne me dit que j’ai gagné la Coupe de France» (en 2022 NDLR), s’est emporté l’homme d’affaires.
Si j’étais intervenu un peu plus cette saison, je pense qu’on n’en serait pas là.
Waldemar Kita à propos de la situation de Nantes en Ligue 1 (avant-dernier)Le président du FC Nantes en a aussi profité pour critiquer l’arbitrage, notamment après le carton rouge retiré à Dehmaine Tabibou après la rencontre contre Brest le 19 avril dernier : «Comment peux-tu mettre un jeune gamin de 30 ans pour arbitrer un match pareil ? Cet arbitre, sa carrière est compromise. Vous verrez ce que je vous dis. Le problème, c’est que nous, aujourd’hui, on est dans la merde», a lâché l’homme d’affaires, visiblement très remonté.
Waldemar Kita a ensuite démenti les rumeurs qui affirment qu’il est un dirigeant interventionniste : «Ce n’est pas moi qui gère le sportif, que ce soit clair. Parce que si j’étais intervenu un peu plus cette saison, je pense qu’on n’en serait pas là. (...) On était en Ligue 1. Aujourd’hui, on va descendre parce que j’ai tout laissé faire», a même osé Waldemar Kita, qui avait décidément des comptes à rendre.


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