Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Évreux, été 1936 : congés payés et 40 heures changent la vie des ouvriers

1 hour_ago 20

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Eure Infos et La Dépêche se plongent au cœur des étés ébroïciens à travers les archives de nos deux éditions. On commence avec un bel été, bientôt rattrapé par l'histoire.

Article réservé aux abonnés S'abonner

La Dépêche juin 1936

1936, Le Front Populaire au pouvoir à la Une de La Dépêche ©.

Par Charles Giovacchini Publié le 14 juil. 2026 à 18h05

Un été révolutionnaire. Hitler est au pouvoir depuis janvier 1933 et la guerre civile est sur le point de débuter en Espagne quand les grèves commencent dans les entreprises locales.

Début juin, les 32 ouvriers tisseurs des anciens établissements Malatiré et Lecoeur protestent contre une nouvelle baisse de salaire. Ils refusent de perdre 10 francs par mois. « C’est ça ou la porte ! » leur répond leur patron. « En conséquence de cette nouvelle humiliation, les ouvriers quittèrent leur travail », rapporte dans ses colonnes La Dépêche. Alors dirigé par Armand Mandle, le journal républicain d’Évreux et du département de l’Eure, proche de Mendès France, célèbre la victoire du Front Populaire.

Un droit social nouveau est né. Une conception nouvelle s’est établie des rapports entre patrons et ouvriers.

C’est la fin d’un monde, le début d’un autre. « Ces grèves sont la preuve éclatante de la force ouvrière. Il faut s’en réjouir et voir plus haut que la gêne passagère qu’elles ont apportée dans nos petites habitations. Un droit social nouveau est né. Une conception nouvelle s’est établie des rapports entre patrons et ouvriers. Cette conception se résume en peu de mots. Dans l’esprit de beaucoup jusqu’à présent, le patron demeurait le maître chez lui. Point de compte à rendre, qu’à ses commanditaires ou ses actionnaires. Pourtant celui qui paie n’a pas tous les droits. Surtout quand il paie mal un salaire insuffisant », écrit Jean Labeda en Une de l’hebdomadaire.

Cet été, les Ébroïciens boivent de la Suze, « L’ami de l’estomac », et vont se faire une toile au Novelty où Carette, Roger Treville et Suzanne Henry jouent dans Parlez-moi d’amour, la dernière comédie produite en noir et blanc par la Paramount. En deuxième de couverture, une pub sur trois colonnes annonce le passage, à Évreux, de Pinder, « le géant des cirques », avec en vedette Marcel Thil. Champion du monde des poids moyens de 1932 à 1937, le boxeur partagera la vedette avec Miss Ellia, « le Tarzan féminin » et ses dix tigres royaux d’Abyssinie, avec la célèbre troupe des lilliputiens et « pour la première fois en France » Aloua, « le phoque géant, parlant et chantant ».

Nouvelles victoires ouvrières, congés payés et semaine de 40 heures

Juin, juillet, août, les grèves se poursuivent dans les entreprises de la ville et les victoires s’enchaînent au niveau national comme localement pour les ouvriers. Dans son édition de juillet, La Dépêche se réjouit des accords gagnés dans l’imprimerie, le bâtiment et la métallurgie. « Après onze jours de pourparlers et de négociations, la grève du bâtiment s’est heureusement terminée dans la nuit de mercredi à jeudi ».

Grâce à Georges Chauvin, alors maire d’Évreux, patrons et ouvriers ont réussi à se mettre d’accord lors d’une concertation publique organisée dans la salle du conseil. Sans revenir sur les événements précédents, « que tous veulent oublier », l’hebdomadaire précise que le nouveau barème des salaires n’est pas à la hauteur des espérances, mais apporte néanmoins « d’appréciables avantages » aux ouvriers. Ce ne seront pas les seuls de ce bel été 1936.

Initiée par le gouvernement de Léon Blum, la loi sur les congés payés a été votée à l’unanimité par la Chambre des députés le 11 juin 1936 et promulguée le 20 juin 1936. Il faudra attendre que les décrets d’application soient publiés le 1er août 1936 pour que les Français puissent partir en vacances dès l’été de cette année-là.

Avancée sociale majeure, ces deux semaines de congé s’accompagnent d’une autre étape importante dans l’histoire du travail en France. Le 7 août 1936, c’est Mendès France qui occupe deux colonnes à la Une pour expliquer à nos lecteurs comment va s’appliquer le passage aux 40 heures. Le radical-socialiste, futur membre du second gouvernement de Léon Blum, y rassure les ouvriers. « Aucune diminution dans le niveau de vie des travailleurs ne peut résulter de l’application de la présente loi ». En clair, l’ouvrier qui travaille 48 heures aujourd’hui, travaillera 40 heures pour le même salaire.

La première foire exposition d'Evreux a lieu en 1936 dans la jardin public.

La première foire-exposition d’Évreux a lieu en 1936 dans le jardin public. ©Archives La Dépêche

Roger Rochard à Berlin

Magnifique été ! Les ouvriers ont gagné des vacances et des heures de travail en moins sans perdre de salaire. L’espoir renaît mais des nuages noirs arrivent de l’Est. De Berlin, où Roger Rochard dispute les Jeux olympiques. Après Los Angeles en 1932, le coureur de fond de l’EAC est engagé dans le 5 000 mètres. Éliminé dans les séries des jeux nazis, « il reste un de nos brillants athlètes, et nous sommes sûrs qu’avant longtemps il saura, en grand champion qu’il est, le prouver magnifiquement ». La guerre ne lui en laissera pas le temps.

Conflits d’usage et travail au noir

Fini les petits arrangements. En juillet 1936, Georges Chauvin fait passer une délibération avec ordre de la faire exécuter par l’ensemble des chefs de service de la municipalité. Elle est censée mettre un terme au travail « au noir » du personnel municipal. Il est désormais « interdit au personnel de se livrer, en dehors des heures de service, ou pendant la durée des congés, à des travaux rémunérés, sous peine de sanctions disciplinaires ».

Le droit s’applique sur la route et dans la colonne des faits divers où s’étale « le sans-gêne d’une automobiliste ». Le collectif des usagers de la bicyclette n’est pas encore là pour la défendre, mais, ce samedi, alors qu’elle circulait sa bicyclette à la main place du Grand-Carrefour, Me veuve Olivier, née Marie Hémery, âgée de 66 ans, s’est fait heurter par une automobile qui arrivait de la rue Édouard-Feray. La conductrice de la voiture s’arrêta plus loin et, sans s’inquiéter de l’état de sa victime, reprit sa route, non sans avoir déclaré : « vous pouvez prendre le numéro, je suis assurée, je m’en fous ! ». Identifiée, Yvonne de Vilbraye, demeurant 76, rue de Saint-Hildevert à Louviers, a été entendue, précise La Dépêche.

Éternel recommencement. En 1936, la ville profite de l’été pour refaire la rue Chartraine. « Il est inutile de préciser, pensons-nous, le préjudice infligé aux commerçants », s’insurge le conseil d’arrondissement. « Pourquoi l’a-t-on encore aggravé en commençant les travaux de terrassement quatre jours avant les fêtes du 14 juillet, alors qu’on savait que du samedi au mercredi, le chantier serait abandonné ? ». On se moque du monde ! grognent les riverains en demandant à l’administration des PTT de choisir à l’avenir une période plus acceptable. Des travaux, il y en aura d’autres. Fin juin, le conseil municipal a voté le prolongement du boulevard Pasteur, la construction d’un stade et d’une piscine. Un nouveau monde est né. Plein d’espoirs. Il ne va pas tarder à s’écrouler.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway