Dans une note de blog publiée samedi, Jean-Luc Mélenchon appelle à « accompagner » le mouvement lycéen, à trois jours d'une nouvelle journée de blocages prévue mardi.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 17:09 - Temps de lecture :

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La nouvelle journée de mobilisation des lycéens, prévue mardi 6 octobre, est « un point de départ », estime le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon dans une note de blog publiée samedi. « Le 6 octobre est un point de ralliement général, un point de départ », qui « ouvre une série à coup sûr », écrit le quadruple candidat à la présidentielle, alors que les organisations lycéennes ont appelé vendredi à poursuivre les blocages d'établissements, faute de « mesures concrètes » proposées selon elles par le ministre de l'Éducation nationale. Les lycéens réclament davantage de moyens humains et matériels et dénoncent l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées et le manque de personnel.

Pour l'insoumis, le gouvernement « dispose de peu de temps pour imaginer une sortie de crise. Il est peu crédible de l'en croire capable », d'autant que « le 17 octobre », date d'un appel massif à une mobilisation générale lancé sur les réseaux sociaux, « est dans les esprits ». « Mieux vaut alors s'organiser pour accompagner cette période de mobilisation et de prise de conscience politique en lui ouvrant un débouché sur 2027 », poursuit Jean-Luc Mélenchon, accusé par le gouvernement, la droite et l'extrême droite d'attiser les violences et d'instrumentaliser le mouvement.

« L'isolement de LFI est rompu »

Le patriarche insoumis se félicite aussi de la structuration progressive de la contestation, d'abord avec une « coordination organisée des lycéens », puis avec l'entrée de tous les syndicats étudiants, des syndicats de l'enseignement et enfin des confédérations syndicales.

« Partout, le signal est donné de la jonction des forces », écrit-il, satisfait de constater que « personne ne rejoint la campagne de la macronie contre LFI (...). L'isolement de LFI est rompu ». Il voit dans cette alliance entre syndicats de salariés, mouvement de jeunesse et opposition parlementaire de gauche une « protection mutuelle en tortue » qui « rend possible une dynamique d'ensemble ».

Des « casques blancs » dans les cortèges

Estimant que « le devoir est d'aider et de protéger nos jeunes », Jean-Luc Mélenchon rappelle avoir proposé, comme d'autres, « de disposer des casques blancs ou des brassards blancs autour et dans les manifestations du 6 octobre ». Il l'a répété samedi en marge de la Marche des fiertés à Paris. « On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Oussekine (en 1986, ndlr) ou dans les années 90 », a-t-il expliqué, assurant que « si on le fait, ça aidera à ce que ça se passe bien ». Le député écologiste Pouria Amirshahi a lui aussi appelé samedi, dans un communiqué, les parents et plus largement tous les adultes à se tenir « casque blanc sur la tête » aux côtés des lycéens mardi.

Lancé le 17 septembre, le mouvement s'est étendu à de nombreuses villes et 735 établissements ont été perturbés vendredi, selon le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray. Des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont éclaté dans plusieurs villes et plus de 5 000 interpellations ont eu lieu depuis lundi, selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Les dégradations commises dans certains lycées vont par ailleurs coûter plusieurs millions d'euros, selon les estimations des régions Île-de-France, Grand Est, Hauts-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes.

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