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Le sexagénaire, à la tête d’une vaste congrégation méthodiste, permet au Parti démocrate de remporter le siège de sénateur de l’Etat pour la première fois depuis 1932.

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Adam Hamilton, après les premiers résultats, lors de sa soirée électorale, à Overland Park (Kansas), le 3 novembre 2026. Adam Hamilton, après les premiers résultats, lors de sa soirée électorale, à Overland Park (Kansas), le 3 novembre 2026.

Il prie plusieurs fois par jour, garde toujours une bible à portée de main et fait preuve d’une vraie capacité d’écoute. Il fallait bien cela à Adam Hamilton, 61 ans, pour emporter le poste de sénateur au Kansas, une première pour un démocrate depuis 1932. Une membre de ce parti, Laura Kelly, est certes gouverneure de cet Etat. Il s’agit néanmoins d’un exploit considérable pour l’une des révélations de ce cycle électoral, qui prétend être l’opposé d’un politicien professionnel.

Adam Hamilton n’est pas simplement croyant. Il est une figure spirituelle, à la tête de l’Eglise de la résurrection, vaste congrégation méthodiste rassemblant 23 000 membres. Au cours de sa campagne pour ces midterms (élections de mi-mandat), il n’a cessé de mettre en avant la diversité de vues parmi ce public de croyants, pour mieux vanter le sens du compromis en politique, rejetant les extrémismes de toute nature.

Il a aussi réussi, comme James Talarico au Texas, à établir un lien entre sa vision humaniste de la foi et des questions politiques, comme l’immigration, la santé ou le logement. Sur l’avortement, il a reconnu une forme de tension morale entre la nécessité d’assurer une procédure médicale sûre et légale, et la protection de la vie.

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