Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

«Meurs! J'avais besoin d'un vrai père!» crie un enfant vendu à un pédophile suisse

3 month_ago 65

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Les fillettes s'installent l'une après l'autre dans la salle aux murs insonorisés et au sol recouverts de matelas. L'assistante sociale arrive, munie d'un haut-parleur, et éteint la lumière. Un morceau de pop asiatique sentimentale débute. «Soyez sérieuses, les filles, dit-elle. Vous n'êtes pas là pour jouer ou discuter. Vous êtes là pour dire à votre famille et à vos abuseurs ce que vous pensez d'eux. Vous êtes là pour laisser s'échapper la douleur.»

Plusieurs enfants se mettent aussitôt à sangloter. Une adolescente tape du poing sur le sol, à grands coups réguliers. Une autre laisse échapper un cri bestial, mi-pleur, mi-hurlement de rage, puis se frappe la tête contre le mur rembourré. Les voix se mêlent, atteignent un crescendo jusqu'à noyer la musique:

  • Meurs! J'avais besoin d'un vrai père!

  • J'espère que tu pourriras en prison à tout jamais!

  • Tu devrais avoir honte de toi!

  • Enculé!

  • Je suis brisée à tout jamais!

Les larmes de Lani

Lani (prénom modifié, comme tous ceux de cet article), 14 ans, est recroquevillée sur elle-même, la tête sur les genoux. Elle pleure à chaudes larmes. Obligée de se produire par livestream pour des pédocriminels à l'étranger, dont un Argovien de 57 ans, elle a subi plus d'un an d'abus aux mains de ses trois tantes alors qu'elle avait 10 ans. Elle vit désormais à Preda, un foyer pour victimes de violence sexuelle près d’Olongapo, une cité à 150 km de Manille, en compagnie de deux cousins, eux aussi abusés.

A propos des illustrations de cette enquête

Les dessins ont été réalisés par Alyssa Babasa, illustratrice et directrice artistique à Manille, aux Philippines. Outre cette commande sur un thème bien sombre, son travail s'inspire de ses souvenirs d'enfance, de la beauté et du chaos de sa ville, ainsi que de la nature imprévisible des chats.

Lorsque la police intervient pour extraire une victime d'abus sexuels, elle est en premier lieu confiée aux services sociaux. «Mais les autorités locales n'ont pas les moyens d'héberger ces mineurs, relève Jerly Villanada, responsable de la protection de l'enfance auprès de l'ONG Save The Children. Ils sont pris en charge par des organisations religieuses ou charitables.» Il n'existe qu'une dizaine de foyers spécialisés pour les victimes de violences sexuelles à l'échelle du pays.

Libération émotionnelle

Preda en fait partie. Le bâtiment hexagonal apparaît au bout d'un chemin qui serpente entre les rizières et la rivière brune enflée par la pluie du dernier typhon à s'être abattu sur les Philippines. Fondé en 1996 par Shay Cullen, un prêtre irlandais de 82 ans qui lutte depuis 55 ans pour les victimes de l'industrie du sexe, le foyer accueille 63 filles, dont deux adolescentes qui y vivent avec les bébés qu'elles ont eus après avoir été violées par leur père. Un établissement voisin héberge une trentaine de garçons.

Les enfants ont accès à des activités sportives (badminton, danse, karaté), à de l'art-thérapie, à des séances de discussion en groupe et à deux sessions hebdomadaires de «thérapie de libération émotionnelle». Popularisée dans les années 1970 par le psychothérapeute californien Arthur Janov, cette forme de guérison vise à redonner une voix aux victimes.

«Lorsqu'ils se font abuser, les enfants sont impuissants, littéralement privés de leur droit de parole, explique Shay Cullen. Ils ont tendance à réprimer la douleur, à l'enterrer à l'intérieur d'eux-mêmes. Notre méthode a pour but de les aider à faire sortir leurs émotions.» Chaque session est suivie d'une séance de débriefing avec une thérapeute durant laquelle les enfants analysent ce qu'ils ont ressenti.

Un an pour se mettre à parler

Lorsque Lani est arrivée chez Preda à l'âge de dix ans, avec ses cousins que nous avons déjà croisés au 1er épisode de cette série, Jemarr, 8 ans, Jacinto, 6 ans, et Buwan, 14 ans, qui vit désormais avec sa grand-mère, elle n'était pas prête à partager son expérience. «Je me sentais triste, relate l'adolescente. Ma famille me manquait et j'avais l'impression de devoir recommencer ma vie à zéro». Jemarr dit s'être, lui, senti «seul au monde» durant ses premières semaines dans le foyer.

Déjà un compte ? Se connecter

La suite de cette histoire est réservée aux abonnés.

Pour lire cet article et des milliers d'autres, abonnez-vous à partir de CHF 12.- par mois. Accédez en illimité à plus de cent enquêtes et grands reportages.

Le journalisme de qualité nécessite du temps, de l'investigation et des moyens. Heidi.news est sans publicité. L'avenir de votre média dépend de vous.

Pas sûr·e de vouloir vous engager? Votre premier abonnement comprend 30 jours d'essai gratuit.

Je profite des 30 premiers jours gratuits

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway