Le mois de février 2026 est historique, selon Météo-France. Il se hisse au second rang des mois de février les plus doux depuis 1900. Il a aussi été marqué par des précipitations.

La rédaction - Aujourd'hui à 12:15 | mis à jour aujourd'hui à 12:37 - Temps de lecture :

Le mois de février 2026 est le plus pluvieux enregistré depuis 1959. Photo Sipa/Syspeo Le mois de février 2026 est le plus pluvieux enregistré depuis 1959. Photo Sipa/Syspeo

Une saison que l'on retiendra pour sa pluie et sa douceur. L’Hexagone a connu un nouvel hiver « anormalement » chaud : il affiche une anomalie de +1.7 °C, selon Météo-France, qui publie ce jeudi son bilan des trois mois (décembre 2025 à février 2026) de la saison météorologique hivernale. On fait le point.

Ce que l’on retient avant tout de cet hiver, c’est son caractère particulièrement pluvieux : il se hisse au huitième rang des hivers les plus arrosés depuis 1959, selon Météo-France.

Des précipitations « quasi quotidiennes »

Il a notamment été marqué par des crues majeures sur la Garonne, la Maine, la Loire et la Charente. « Les précipitations ont été quasi quotidiennes, notamment depuis début janvier. Elles se sont déroulées sur des sols déjà saturés et se sont accompagnées de neiges sur la plupart des massifs », explique Christine Berne, météorologue au sein de l'établissement public.

Côtés précipitations, le bilan a été « exceptionnel », notamment pour le mois de février qui a été le plus pluvieux depuis 1959, avec des cumuls équivalents à deux fois la normale. Un phénomène qui a entraîné une humidité des sols, atteignant un niveau record. « Une situation plutôt bénéficiaire pour la nature pour démarrer le printemps, mais cela ne veut pas dire que le risque de sécheresse durant l’été n’est pas écarté », pointe Christine Berne.

Sur le plan des crues, Vigicrues dresse un bilan « exceptionnel ». Du 18 au 27 décembre, l'arc méditerranéen a été touché par des précipitations abondantes. Avant qu'une sucession d'épisodes de crues ne touche le pays, aggravés par le passage de dépressions et tempêtes. « En tout, on a eu 42 jours de vigilance orange ou rouge aux crues », pointe Lucie Chadourne-Facon, directrice du Service Central Vigicrues. Une situation inédite par son étendue et sa durée.

« Quatrième rang des hivers les plus doux »

Tempêtes Goretti, Nils puis Pedro, crues, pluies, chutes de neige, vent fort, redoux brutal… Une succession d’intempéries s'est abattue sur la France cet hiver. Le pays n’a en revanche connu qu’un seul épisode de froid entre la fin décembre et début janvier, avec des températures inférieures aux normales de saison enregistrées.

« Il n’avait pas fait aussi froid à l’échelle nationale depuis 2018, date de la dernière vague de froid », note Météo-France. Décembre avait débuté sous une douceur exceptionnelle, revenue dès la mi-janvier avant de s’installer durablement tout au long du mois de février.

« Ainsi, l’hiver 2025-2026 affiche une anomalie de +1.7  C et figure au quatrième rang des hivers les plus doux depuis 1900, derrière les hivers 2019-2020, 2015-2016, 2023-2024 », explique Météo-France. L’établissement public précise que la France connaît une série d’hivers consécutifs anormalement chauds depuis 2019.

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