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International 14/10/2026 14:54 Actualisé le 14/10/2026 15:44
Interrogée sur sa gestion du temps, la Première ministre japonaise a souligné le poids des tâches domestiques dans son agenda déjà surchargé.
La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, n’échappe pas à la charge mentale qui affecte la majorité des femmes à travers le monde. La dirigeante du pays s’est exprimée, ce mercredi 14 octobre, sur les inégalités domestiques qu’elle a constatées entre elle et ses prédécesseurs masculins devant le Parlement japonais.
« Le matin, je prends mon bain, je prépare le petit-déjeuner puis je fais la vaisselle, sans parler du maquillage », a listé Sanae Takaichi, qui est devenue l’an dernier la première femme à prendre la tête du gouvernement japonais sous l’étiquette du Parti Libéral-Démocrate (PLD), la formation de droite nationaliste au pouvoir quasiment sans interruption dans le pays depuis 1955.
« J’ai l’impression de passer trois ou quatre heures de plus que les Premiers ministres hommes à faire ces choses-là », a également souligné la Première ministre japonaise.
Se décrivant comme une bourreau de travail, Sanae Takaichi avait déjà indiqué qu’elle ne dormait que deux à quatre heures par nuit et qu’elle programmait parfois des réunions avec ses associés à trois heures du matin pour tenir son agenda. Fin 2025, une réunion tenue au milieu de la nuit et imposée à ses collaborateurs pendant plusieurs heures avait suscité la polémique.
Des femmes chroniquement sous-représentées en politique au Japon
Les discussions sur la gestion du temps de Sanae Takaichi ont été évoquées lorsqu’un membre de la coalition au pouvoir a interrogé la Première ministre sur les longues heures que les Premiers ministres japonais passent traditionnellement à assister aux séances parlementaires.
Il est en effet courant que les dirigeants japonais consacrent cinq à sept heures par jour à répondre aux questions pressantes des élus de l’opposition ou à simplement à siéger au Parlement.
S’appuyant sur une étude, Fumitake Fujita, député du Parti de l’innovation du Japon, a indiqué qu’en 2022, le Premier ministre japonais avait assisté à des séances parlementaires pendant 72 jours, contre 50 jours au Royaume-Uni et 13 jours en Allemagne. Tout en reconnaissant l’importance des débats législatifs, le député a estimé : « Le fait que notre dirigeant soit confiné pendant de si longues heures au Parlement n’est pas conforme aux standards internationaux. »
Sanae Takaichi avait déclaré, dans un message publié sur le réseau social X en juillet, qu’elle était « accaparée jusqu’à l’aube par l’examen de documents rapportés du travail et de ceux liés aux questions parlementaires ».
Les rôles de genre restent rigides au Japon et les femmes sont chroniquement sous-représentées en politique, avec seulement 68 élues sur les 465 sièges en jeu lors des dernières élections à la Chambre basse en février.


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