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International 27/10/2026 20:15 Actualisé le 27/10/2026 20:23
Les élections législatives ont lieu ce mardi 27 octobre en Israël. Un scrutin qui pourrait mettre fin aux 19 années de Benyamin Netanyahu au pouvoir.
Par Sarah Coulet avec AFP
Accusations de fraude, arrestations, demande de prolongation du vote… S’il est encore trop tôt pour se faire une idée du résultat du scrutin, il est déjà possible de dresser un bilan des nombreuses tensions qui ont émaillé cette journée électorale en Israël.
Benyamin Netanyahu, qui joue son poste de Premier ministre, a multiplié les attaques contre les partis arabes, affirmant que certains de leurs membres tentaient de « voler » l’élection, à la suite de l’arrestation de trois personnes suspectées de vouloir acheter des voix.
Le président du Likoud a affirmé que « trois hauts responsables » du parti Raam (un acronyme signifiant en hébreu « Liste arabe unie ») avaient été arrêtés dans le sud du pays avec des enveloppes remplies d’argent liquide.
En réponse, le dirigeant de Raam, Mansour Abbas, a accusé Benyamin Netanyahu, dans une allocution vidéo, de « mentir et de tenir des propos incendiaires » contre son parti afin de « faire peur pour mobiliser les électeurs de droite et les pousser à se rendre aux urnes ».
Le directeur général par intérim de la Commission électorale centrale, Dean Livneh, a fait état d’un incident « inhabituel » lors d’une conférence de presse, indiquant que « la police avait interpellé », avant même l’ouverture des bureaux de vote, « des individus qui tentaient d’acheter des voix ».
Il a précisé que les suspects, dont l’identité n’a pas été révélée, avaient été arrêtés près de leur domicile, et qu’une enquête était en cours. « Aucun autre incident de ce type n’a été signalé dans le pays », a-t-il assuré.
Demande de prolongation d’ouverture des bureaux de vote
Yashar, le parti du principal rival du Premier ministre sortant l’a pour sa part accusé de « préparer le terrain » à une contestation des résultats en cas de défaite. « Nous devons devancer le Likoud avec une marge considérable ; ce n’est qu’ainsi qu’il n’y aura aucune place pour semer le doute », peut-on lire dans un communiqué du parti de Gadi Eisenkot.
Toujours dans l’optique de mobiliser son électorat dans un contexte d’élections serrées, Benyamin Netanyahu a déposé une demande de prolongation des horaires d’ouverture des bureaux de vote. « Nous avons déposé une demande visant à prolonger les horaires de vote ! Votez uniquement pour le Likoud », a écrit le parti sur sa chaîne Telegram.
Une requête qui a fait bondir le Yashar. « Aucun incident exceptionnel n’est survenu qui justifierait d’accéder à cette demande, dont l’objectif est de préparer le terrain pour des allégations remettant en cause l’intégrité du scrutin, prolongeant ainsi les mensonges que Netanyahu ne cesse de répandre depuis ce matin », a déclaré le parti de Gadi Eisenkot.
Un ralentissement volontaire du vote des Arabes israéliens ?
Plusieurs partis d’opposition ont également dénoncé des dégradations et des disparitions de bulletins de vote dès le début du scrutin.
L’organisation israélienne de défense des droits humains Adalah a fait état de signalements selon lesquels des commissions des bureaux ralentissaient le vote des citoyens arabes israéliens, notamment en leur posant des « questions hors de propos », voire en « fermant les portes » des locaux.
Elle a aussi dénoncé l’absence de bulletins de vote en arabe dans plusieurs bureaux et des incitations à la haine visant cette minorité de la part de « hauts responsables » du gouvernement, dont le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui a qualifié de « folle » la participation des électeurs arabes, selon l’ONG.
« Rien n’indique à ce stade que des bulletins de vote font l’objet de manipulations systématiques », a affirmé la Commission électorale centrale, citée par le Times of Israël, précisant que tout signalement d’irrégularités était immédiatement examiné.
Un homme armé d’un couteau arrêté
Un homme armé d’un couteau qui s’était approché avec un « air menaçant » de Yaïr Golan, chef du principal parti de gauche israélien, alors qu’il allait à la rencontre des électeurs en ce jour de législatives, a été interpellé.
« L’incitation à la haine et la violence ne nous intimideront pas », a déclaré le candidat dans un communiqué, attribuant l’attaque présumée à la « machine à poison » du Premier ministre Benyamin Netanyahu, qui a multiplié les critiques virulentes contre la gauche durant sa campagne.
Yaïr Golan se trouvait dans un parc de Tel-Aviv pour encourager les électeurs à aller voter lorsqu’un inconnu s’est approché de lui, a indiqué son parti, Les Démocrates. Lorsque les agents chargés de sa sécurité se sont interposés, un couteau de grande taille est tombé de ses vêtements, selon la même source. Ils ont alors interpellé l’homme, un habitant de Jérusalem âgé d’une vingtaine d’années. La police a confirmé son arrestation et le fait qu’il était porteur d’un couteau.
Depuis 7 heures ce mardi 27 octobre, les Israéliens se rendent aux urnes. Ils ont jusqu’à 22 heures (heure locale, 21 heures en France) pour exercer leur droit de vote.


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