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«Même en prison, on fait sa déclaration» : le fisc tente d’éteindre la polémique après le témoignage de l’ex‑otage Benjamin Brière sur ses impôts

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 l'ex-otage en Iran Benjamin Brière s'est vu reprocher de ne pas avoir déclaré ses impôts

Critiquée pour avoir sermonné l’ancien otage pour ses déclarations manquantes durant ses 1079 jours de captivité en Iran, l’administration fiscale assure avoir tout mis en œuvre «pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire.»

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Il n’est jamais trop tard. La Direction générale des finances publiques (DGFIP) a tenté, ce dimanche, d’éteindre la polémique née du témoignage de Benjamin Brière, ancien otage en Iran, qui raconte avoir été sèchement rappelé à l’ordre par le fisc pour ne pas avoir déclaré ses revenus pendant ses trois années de captivité.

On aurait presque du mal à le croire. Sur le plateau du Figaro TV, il relate une situation «lunaire», celle d’un échange avec un agent de la DGFIP qui, après lui avoir demandé pourquoi il n’avait rien déclaré depuis quatre ans, lui aurait rétorqué que «même en prison, on fait sa déclaration» avant d’ajouter que sa famille «aurait pu le faire».

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«Les impôts ça m’a échappé»

«Ma famille n’a pas pu s’en occuper. J’avais ma famille en moyenne quinze minutes toutes les quatre à six semaines au téléphone : vraiment, les impôts ça m’a échappé», raconte l’intéressé. Libéré en mai 2023 après 1079 jours de détention pour des accusations d’espionnage et de propagande, le trentenaire s’est heurté à une nouvelle épreuve, celle du labyrinthe administratif de l’Hexagone.

Benjamin Brière se bat désormais pour faire reconnaître un statut «d’otage d’État» . Ce statut pourrait faciliter les démarches administratives en créant un guichet unique pour tous les anciens détenus arbitraires, mais aussi pour aider financièrement les familles.

La DGFIP a finalement réagi ce dimanche, sur le réseau social X, en trois messages laconiques prenant acte des difficultés rencontrées par Benjamin Brière «avec plusieurs services publics» à son retour en France. «Nous regrettons vivement que cet usager n’ait pu initialement bénéficier de toute l’attention qu’il convenait de lui apporter compte tenu du contexte. Ce défaut d’accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs», a écrit la DGFIP sur X. «Depuis, tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire», précise l’administration. Une mise à jour que Cécile Kohler et Jacques Paris, récemment libérés, auront peut-être l’occasion d’apprécier.

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