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L'haltérophile Maude Charron, de Sainte-Luce dans la Mitis, est à Glasgow en Écosse, où elle participe aux Jeux du Commonwealth. L’athlète de 33 ans entrera en scène le 28 juillet, en quête d’une troisième médaille d’or de suite lors de ces jeux.
La championne en titre dans la catégorie des 63 kilos pourrait devenir la première femme depuis 2002 à remporter trois fois l’or dans sa discipline après ses victoires de 2018 et de 2022.
En entrevue à l’émission d’Est en est vendredi, Maude Charron a confié s’entraîner moins fréquemment à l’aube de la mi-trentaine. La récupération pour moi est beaucoup plus longue. Je ne peux pas encaisser autant de volume qu’avant non plus.
L'haltérophile rappelle qu’elle s’entraînait 8 à 9 fois par jour en 2020. Je gagne moins de force, mais on peut encore améliorer ma technique, alors on essaie de jouer avec ça, mentionne celle qui continue de s’entraîner dans son garage à Sainte-Luce.

Maude Charron entend profiter de cette compétition pour s'amuser sans se mettre trop de pression sur les épaules.
Photo : Radio-Canada
Il faut juste être un petit peu plus stratégique avec la préparation en soi, le choix des barres.
L’athlète a cependant beaucoup d’expérience. Sa longue feuille de route et trois changements d’entraîneur lui ont permis de développer sa capacité d’adaptation.
Mais comment fait-elle face à son statut de favorite? Je suis capable de gérer cette pression-là. Je performe très bien aussi sous la pression, ce qui fait que je ne vois pas ça comme une menace ou comme un défi supplémentaire.
Elle aborde la compétition à venir avec philosophie, sans s’imposer quoi que ce soit. Je viens ici pour faire du mieux que je peux, affirme Maude Charron qui veut avant tout tester ses capacités.
Un autre cycle olympique?
À deux ans des Jeux de Los Angeles, la double médaillée olympique n’a toujours pas pris de décision quant à son avenir.
Elle se demande encore si elle a la motivation nécessaire pour passer à travers le long processus de qualification qui, de surcroît, change pour chaque édition des Jeux olympiques.

Maude Charron pendant l'épreuve des 59 kg aux JO de Paris.
Photo : Getty Images / Matthew Stockman
L’haltérophile veut surtout éviter de conclure sa carrière olympique sur une mauvaise note. Elle ne voit d’ailleurs pas comment les prochains pourraient surpasser ceux de Paris en 2024.
J’ai pu faire la cérémonie d’ouverture, puis être porte-drapeau. J’ai gagné une médaille. J’ai pu célébrer avec ma famille.
Selon l’athlète, se préparer à un cycle olympique est un engagement familial. Elle explique qu’il s’agit d’un rêve personnel imposé à son entourage.
Est-ce que je commence à être égoïste à vouloir continuer tout ça? se demande-t-elle.
Mais pour l’instant, Maude Charron avoue avoir énormément de plaisir, autant en compétition qu'avec son équipe d’entraîneurs.
Son mantra est d’y aller une année à la fois. Pour me donner au moins l’opportunité de me demander si j’ai encore le goût, conclut-elle.
Avec les informations de Philippe Arseneault


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