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Marche des Fiertés 2026 ou fête du wokisme ?

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La Marche dite des Fiertés, reportée à ce samedi 3 octobre 2026 pour cause de canicule de juin dernier, se définit comme une « manifestation politique construite par et pour les personnes LGBT+ et leurs allié-es« , avec pour thèmes : la lutte contre les discriminations, les droits des personnes trans et non binaires, l’accès aux droits pour tous, la visibilité et la fierté LGBT+, et la solidarité internationale.

https://www.marchedesfiertes.org/fr

À en juger par la volumineuse liste des « participants », on se demande qui ne va pas à la chasse aux voix, en ce début de campagne présidentielle. La France insoumise (LFI) est de la partie, et ce n’est pas nouveau, car cela fait des années que Mélenchon et ses ouailles courtisent les LGBT. Cette année, ils avaient même financé un char dédié à leur fonds de commerce. Mais on trouve aussi, outre le PS, les Écolos de EELV, le NPA de Besancenot, et le parti Horizons d’Édouard Philippe. Il ne manquait que les LR, l’UDR d’Eric Ciotti et le RN ! Mais leurs militants gays peuvent-ils encore se pavaner aux Gay Pride, sans prendre de sérieux risques de lynchage ?

Mélenchon à la Gay Pride 2024

Une typologie plus détaillée des participants s’impose.

Parmi les participations à caractère politique, on trouve encore la fantomatique association HES (Homosexualité et Socialisme), Gay Lib dont Sébastien Chenu, porte-parole du RN, est un des fondateurs, aux côtés d’associations plus récentes comme ARDHIS qui défend le droit des personnes LGBT+ à l’immigration et au séjour, ou l’ADUH qui réclame la dépénalisation universelle de l’homosexualité. On peut y inclure Amnesty International, Médecins sans frontières, Afrique Avenir, Afrique Arc-en-ciel… Et, désolé pour toutes celles que j’ai certainement oubliées tellement elles sont nombreuses !

Si les revendications légales pouvaient avoir un sens dans les années 70, comme la dépénalisation de l’homosexualité, l’égalité de l’âge des majorités sexuelles, la lutte contre l’homophobie ou la suppression de « La Mondaine » (dite « brigade de mœurs ») qui deviendra en 1975 la BSP (brigade des Stups et du Proxénétisme), l’évolution de la législation a été telle qu’il devient de plus en plus difficile à la « communauté gaie » de trouver de nouveaux chevaux de bataille : après le PACS et le mariage gay, portés par la gauche, il a fallu faire appel aux trans, aux « no-binaires » et à la lutte contre le racisme et le fascisme… De quoi satisfaire une gauche dont c’est le fonds de commerce depuis toujours.

On a longtemps accusé le CUARH (Comité d’Urgence Anti-Répression Homosexuelle) de répondre aux injonctions de la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) et du Parti Communiste, avant que cette structure ne soit supplantée par « Homosexualité et Socialisme » de la génération Mitterrand. Quoi d’étonnant qu’aujourd’hui, La France Insoumise de Mélenchon (ancien cadre du PS pendant 31 ans, de 1977 à 2008, faut-il le rappeler), mise sur l’électorat gay, pourtant bien éloigné du profil de sa « nouvelle France » !

On trouve encore :

Les participations syndicales directes, qui ne sont pas en reste pour racoler : UNEF, CGT, CFDT, La Fédération Syndicale Unitaire, Sud et la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), gavée de subventions pour défendre « les valeurs humanistes, républicaines et européennes »… avec l’argent du contribuable.

Les participations directes de grandes entreprises ou administrations comme l’Institut Pasteur, la Fondation Curie, la Mairie de Paris, la Région Île-de-France, l’Eau de Paris (!) qui espèrent, par un marketing « Gay friendly » un retour positif en termes d’image.

Les participations de « sections LGBT » au sein d’administrations ou d’entreprises, comme FLAG (l’association LGBT des ministères de l’Intérieur) dont le président Pierre Picavet a été lâchement agressé à la sortie d’un bar du Marais par un certain Taha W., les LGBT du quai d’Orsay (!) ou encore l’association GARE pour les gays et lesbiennes de la SNCF.

Comme quoi, le droit à la différence, pourtant largement supplanté  dans les années 2000 par le droit à l’indifférence, n’est pas encore complètement mort !

Les participations de deux grandes multinationales, l’Oréal, numéro 1 mondial de l’industrie cosmétique (première capitalisation boursière française en rivalité avec LVMH), Generali, grand groupe d’assurance et de gestion d’actifs, au chiffre d’affaire de 98 milliards d’euros… Comme quoi, on peut être de gauche et s’accommoder du capitalisme mondialisé le plus débridé !

Les participations d’associations de santé, comme AIDES, ACT-UP, très investies dans l’accompagnement et la prévention du SIDA et des MST

Les participations d’associations familiales comme l’APGL (association des Parents et Futurs Parents Gays)

Les participations à connotation religieuse comme le Beit-Haverim (juifs gay), le Carrefour des Chrétiens inclusifs (CCI) ou David et Jonathan Arc-en-Ciel.

Les participations d’associations festives, sportives (Les Dérailleurs, Rando’s Île-de-France, Front runners, la Fédération sportive LGBT, sans compter des associations plus coquines comme les Dandys ou les Patounes…

Quant à la dimension internationale, la mégalomanie bat son plein : homosexuel(le)s de tous les pays, unissez-vous ! Et donc, diabolisons les frontières, quitte à faire le jeu des mondialistes bon teint.

Le problème, c’est que ce que nous appelons « homosexualité » en Occident n’est pas nommé ni vécu comme tel dans bien d’autres cultures, notamment dans les pays musulmans, au grand dam des universalistes LGBT+. Sans qu’ils s’en rendent compte, ces militants LGBT+ tentent d’imposer au monde entier une conception ethnocentrée de l’homosexualité et par là même, une certaine hégémonie occidentale. Ceux-là mêmes qui vomissent à souhait sur les « coloniaux » universalistes du XIXe siècle, dont ils reproduisent inconsciemment les desseins.

Tout ce beau monde évolue dans un imaginaire où l’entre-soi règne en maître.

Cette jeunesse parisienne woke, par ailleurs sympathique, que Delphine Ernotte jugerait « trop blanche » nous donne le sentiment qu’elle vit dans un monde parallèle où l’immaturité politique se combine avec la culture victimaire.

Elle désigne un camp du mal fantasmé, tout en prônant l’amour universel. Mais ne nous y trompons pas, ces héritiers des « philosophes » de la déconstruction des années soixante ont des gourous qui savent pertinemment ce qu’ils font et où ils veulent mener leur troupeau. Le côté festif n’est-il pas un piège pour cette jeunesse en mal de repères ?

Hector Poupon

Crédit Photos Riposte Laïque

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