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Quel que soit le domaine, il n’y a aucune volonté de restaurer l’autorité de l’État. Démission et renoncement assumés sèment le chaos. Dans quel but ?
Mineurs intouchables, leaders politiques impunis, familles exonérées de leurs responsabilités éducatives et financières, punitions collectives interdites et absence totale de réponse pénale dissuasive font de la France le pays champion des émeutes violentes.
L’impunité reste le terreau principal des révoltes, bien avant les critères maintes fois rabâchés par les associations et les sociologues pour exonérer les émeutiers de leurs méfaits : précarité, perte de repères, mal-être, etc. Autant de prétextes servant à justifier l’inexcusable : on ne brûle pas son lycée quand on prétend manquer de moyens.
La France possède pourtant les meilleures forces de l’ordre d’Europe avec ses CRS et ses escadrons de gendarmerie mobile, rodées aux violences urbaines mieux que quiconque, mais paralysées par des lois qui protègent les auteurs de violences. Tout cela se résume en quelques mots : Il n’y a plus d’État ! Ce sont tout simplement les associations, les syndicats et les juges, quasiment tous de gauche, qui dirigent ce pays et imposent leur loi. La droite majoritaire ne pèse rien. Quand Mélenchon clame « La République, c’est moi », il dit vrai. Il sait très bien que s’il n’a pas le pouvoir, il a la rue avec lui.
Face aux nouvelles tensions toujours plus violentes qui semblent gagner du terrain, l’impuissance de l’État face aux émeutiers, dont 85 % sont des mineurs selon le ministre de l’Intérieur, est de plus en plus flagrante.
Nos lois paralysent l’action publique au lieu de sanctionner les casseurs.
On voit des leaders politiques haranguer les foules, s’abritant derrière la liberté d’expression et le droit de manifester, alors que leur discours attisant les braises est à la limite de l’incitation à l’émeute et à la violence, passible de lourdes peines.
Le statut ultra-protecteur des mineurs, jamais repensé depuis 1945 pour l’adapter à la sociologie de la jeunesse d’aujourd’hui, non seulement protège les émeutiers, mais interdit de toucher au tabou des allocations familiales. Le fait de frapper les familles au portefeuille aurait pourtant un effet radical sur les parents des milliers de mineurs interpellés. Supprimer les allocations durant un an serait certainement plus dissuasif qu’un simple rappel à la loi, mesure ridicule pour un jeune totalement imperméable à toute leçon de morale.
Pourquoi sanctuariser les allocations familiales des familles des casseurs, alors que lorsqu’un criminel majeur est condamné à 20 ans de prison, la justice applique la peine sans se soucier des conséquences financières pour ses proches ou sa famille ? Les arguments des associations ne font qu’encourager la récidive en assurant l’impunité des mineurs.
Autre incitation à la récidive : l’interdiction des peines collectives et l’individualisation des peines. Dans le chaos collectif où s’éclatent les casseurs cagoulés, il est évident qu’il est impossible de cibler celui qui a jeté le cocktail Molotov qui a tout embrasé. C’est donc l’assurance de l’impunité quand on attaque en bande. Le difficile travail des forces de l’ordre est systématiquement anéanti, avec seulement 1 à 2 % des émeutiers interpellés qui sont condamnés.
Enfin, il apparaît une nouvelle fois que la responsabilisation des parents est mission impossible. Pas question de les frapper au portefeuille pour participer au financement des dégâts. Le contribuable paiera, comme toujours.
C’est le renoncement permanent et généralisé qui décourage les FDO
Sur le terrain, les forces de l’ordre accomplissent un travail remarquable et s’exposent à des risques physiques majeurs pour contenir les violences et procéder à des milliers d’interpellations. Mais leur dévouement exceptionnel et leur indéniable professionnalisme sont systématiquement balayés par le laxisme judiciaire et par un suicidaire arsenal législatif protecteur des émeutiers.
L’absence de réponse pénale fait le lit des émeutes et transforme le difficile travail des forces de l’ordre en mission totalement inutile.
Après avoir connu des décennies de prospérité, les quatorze années de mitterrandisme ont permis à la gauche de noyauter tous les rouages de la République, école, justice, médias et grands corps de l’État. La droite, résignée, a finalement mené la même politique en enterrant ses convictions. Toute tentative de redressement est étouffée dans l’œuf. On le voit pour le budget mais aussi pour les lois sur l’immigration ou l’insécurité.
Plus de 30 lois sur l’immigration en quarante ans qui n’ont rien réglé. Nous en sommes à plus de 500 000 arrivées par an alors que l’intégration ne fonctionne plus.
Plus de 50 textes majeurs ont vu le jour, et même plusieurs centaines si l’on inclut toutes les lois de programmation, de procédure pénale ou les réformes sectorielles, pour lutter contre l’insécurité et protéger les citoyens. Or, la criminalité a été multipliée par cinq en un demi-siècle.
À quoi servent nos centaines de milliers d’élus puisque tout s’effondre ?
520 000 élus locaux, 577 députés, 348 sénateurs, pour quoi faire ?
– Nous sommes tellement surendettés que les taux d’intérêt exigés par nos créanciers atteignent désormais 5 %, dépassant ainsi l’inflation et la croissance. Tout l’effort des citoyens passe dans le gouffre de la dette.
– Nous avons le record des bacheliers analphabètes.
– Nous sommes le pays le plus dangereux d’Europe.
– L’intégration est un échec monumental, au point que certains quartiers échappent à la loi républicaine.
– Notre remarquable système social s’effondre pour mauvaise gestion et surtout pour avoir voulu le partager avec toute la planète.
Matignon veut baisser nos retraites, mais accorde le minimum vieillesse aux étrangers de 65 ans qui n’ont jamais travaillé ni cotisé en France.
Oui, la France est bien le pays de l’impuissance étatique. Et cela n’augure rien de bon ! Nous n’avons encore rien vu du désastre monumental qui nous attend.
Le conflit va-t-il dégénérer au point de pousser Macron à décréter l’état d’urgence pour restaurer l’ordre républicain, ou bien va-t-il laisser le chaos s’installer durablement ? Encore une fois, dans quel but ?
Jacques Guillemain





























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