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Plusieurs dizaines de manifestants se sont réunis samedi à Montréal pour notamment dénoncer l’impunité policière dans la foulée de la médiatisation du cas d’un policier du Service de police de la Ville de Montréal ayant uriné sur des personnes sans domicile fixe.
Qui nous protège de la police??, Tabarnak, c’est les ténèbres! : tels étaient quelques-uns des slogans qui figuraient sur les pancartes des manifestants s'étant rassemblés pour dénoncer notamment les brutalités policières.
Récemment, un policier de 32 ans a été suspendu par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) après avoir été dénoncé par des collègues alléguant qu'il se serait filmé en train d'uriner sur des itinérants alors qu'il était en uniforme.

La manifestation s’est déroulée sans heurts et sous haute surveillance policière.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Fortin
Pisser sur quelqu’un en situation d’itinérance, c’est un peu la goutte de trop, a déclaré une militante.
Le cortège est notamment passé à proximité du poste de quartier 21, auquel était affecté ledit policier. La foule scandait Tout le monde déteste la police.
Un manifestant interrogé par Radio-Canada raconte le sentiment ambiant qui anime les militants : On est là pour remettre en cause le système capitaliste dans lequel on vit et pour lequel on se demande si la police est là pour nous représenter ou pour protéger les dirigeants, les riches et la propriété privée.
La manifestation s’est globalement déroulée sans heurts et sous haute surveillance policière. Il y a eu quelques arrestations qui ont été effectuées, on en connaîtra le nombre quand le bilan sera établi, indique Jean-Pierre Brabant, porte-parole du SPVM.
Contre la vie chère
On y trouvait aussi plusieurs militants dénonçant la vie chère et les difficultés de logement. Il est difficile de manger alors que les grands épiciers font des profits record. (...) Nous n’avons plus de ceinture à serrer, on en est au dernier trou, a notamment scandé un des organisateurs.
Parmi les manifestants, plusieurs personnes étaient aussi venues apporter leur soutien aux étudiants français qui dénoncent la vétusté de leurs écoles et le manque d’enseignants.
Avec les informations d'Alexandra Fortin et de Marc-Antoine Lepage


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