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Par Le Figaro avec AFP
Le 28 avril 2026 à 20h56
«À partir d’aujourd’hui, un blocus est imposé à Bamako sur tous les axes», a déclaré un des porte-paroles du JNIM, Bina Diarra, dans une vidéo diffusée mardi.
Passer la publicité Passer la publicitéLes djihadistes du JNIM ont menacé d'imposer un blocus sur les entrées de la capitale malienne Bamako, selon une vidéo d'un de leurs porte-paroles, trois jours après avoir mené avec des rebelles touareg des attaques sans précédent contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir, qui ont plongé plus que jamais le pays dans l'instabilité.
Le Mali fait face à une situation sécuritaire critique après cette série d'attaques coordonnées lancées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA).
«À partir d'aujourd'hui (mardi), un blocus est imposé à Bamako sur tous les axes», a déclaré dans la vidéo un des porte-paroles du JNIM, Bina Diarra, s'exprimant en bamanakan, une langue locale. «La seule mesure de tolérance est accordée à ceux qui se trouvent déjà à Bamako pour leur permettre de repartir. En revanche, il est désormais interdit de s'y rendre jusqu'à nouvel ordre», a-t-il poursuivi.
«Personne ne sera épargné»
«Toute personne qui enfreindra ce blocus en prenant la route vers Bamako ou Kati en assumera les conséquences. Qu'il s'agisse de personnes ou de véhicules. Personne ne sera épargné», a-t-il menacé. L'AFP n'était pas en mesure d'établir si le blocus était effectif mardi soir ou non. Le Mali est actuellement en proie à l'incertitude et à la fébrilité trois jours après les attaques qui ont fait au moins 23 morts civils et militaires, selon un nouveau bilan indiqué à l'AFP par une source hospitalière.
Mardi, le chef de la junte malienne Assimi Goïta, dont on ignorait le sort depuis les attaques de samedi, est réapparu et s'est rendu au chevet de blessés de ces assauts, selon des communiqués et photos publiés mardi par la présidence malienne. Le JNIM imposait déjà un blocus depuis plusieurs mois sur l'approvisionnement de carburant à Bamako et dans plusieurs autres villes du Mali, asphyxiant l'économie du pays et sa capitale.


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