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TRIBUNE - Même si des dysfonctionnements étaient révélés par l’enquête, le seul coupable présumé, aujourd’hui, est l’homme interpellé, pointe le bâtonnier de Paris. Plutôt que de s’interroger sur la culpabilité des institutions, il faut se pencher sur leur capacité à accomplir leur mission, estime-t-il.
Passer la publicitéC’est l’absence de justice qui tue. Et le système actuel produit du déni de justice. Au-delà de l’émotion légitime, l’affaire Lyhanna révèle des failles structurelles qu’il serait irresponsable de ne pas nommer.
Même si des « dysfonctionnements » venaient à être révélés par l’enquête, le seul coupable présumé, aujourd’hui, est l’homme interpellé - et dont la présomption d’innocence doit, elle aussi, être respectée. Tout en pensant avec effroi à Lyhanna et à sa famille, cette tragédie nous interroge. Non pas sur la culpabilité des institutions, mais sur leur capacité à accomplir leur mission. Nous le devons à sa famille, à toutes les familles, à tous les justiciables.
La justice française compte des hommes et des femmes dévoués, qui œuvrent chaque jour pour protéger les citoyens. Les avocats, les forces de l’ordre, les magistrats, les parquetiers… Mais elle étouffe sous le poids des procès et l’isolement des organes de la chaîne pénale qui ont pu retarder, compliquer ou empêcher une intervention…


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