Le Sénat a rejeté le texte sur l’aide à mourir pour la deuxième fois dès son article 2. Le texte doit donc repartir à l’Assemblée. Une très large majorité a voté en revanche un texte en faveur des soins palliatifs.
Le Parlement a définitivement adopté lundi, après un ultime vote du Sénat, une proposition de loi renforçant l'accès aux soins palliatifs, l'un des deux textes composant la réforme de la fin de vie, beaucoup plus consensuel que l'autre projet créant un droit à l'aide à mourir.
Parmi les mesures adoptées, la mise en place d'un plan personnalisé d'accompagnement des patients dès l'annonce du diagnostic d'une affection grave. Ce document rédigé avec les professionnels de santé doit permettre aux patients d'exprimer ses préférences afin de mieux organiser sa prise en charge en soins palliatifs.
Vigilance sur l'application
Autre mesure phare, la création de maisons d'accompagnement et de soins palliatifs, une solution intermédiaire entre l'hôpital et le domicile pour les personnes en fin de vie dont l'état médical est stabilisé.
Enfin, le texte prévoit un renforcement des formations en soins palliatifs. Pour le docteur Ségolène Perruccio, présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, cette loi est satisfaisante, mais il faudra être attentif quant à son application : "Il va falloir être vigilant dans sa déclinaison, dans la manière dont c'est mis en œuvre, et que les moyens financiers, humains et en formation suivent. La loi nous donne un cadre, c'est une déclaration d'intention de la société, du gouvernement et du monde politique. Maintenant, tout reste à faire, tout est devant nous".
Quant à la création d'un droit opposable aux soins palliatifs que les patients auraient pu faire valoir devant la justice, elle a finalement été retirée du texte.


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