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La Ville de Nanaimo a approuvé un permis pour la création d'un centre de données tout en lui imposant, au début de mars, des restrictions d’utilisation d’eau.
Afin de gérer l'impact environnemental, un accord sur l'utilisation de l'eau limite la consommation de l'installation à 25,2 millions de litres par an, explique la Ville dans une déclaration en novembre dernier.
Selon des documents municipaux, la consommation d’eau du centre de données pourrait atteindre 69 000 litres par jour. La Ville précise que cette consommation serait équivalente à celle d’un d'un immeuble de 35 étages, d'une station de lavage automobile ou du terminal de BC Ferries à Departure Bay.
L’entreprise propriétaire du centre devra verser 60 000 $ par an à la Ville de Nanaimo si la consommation d'eau dépasse les limites convenues.
Au cours des derniers mois, des résidents inquiets de la consommation d’eau du futur centre ont manifesté leurs préoccupations au conseil municipal, dans un contexte de sécheresses répétées.
Se projeter sur 5, 10 ou 20 ans
Pour l’hydrogéologue Gilles Wendling, si la consommation d’eau du centre de données reste actuellement équivalente à celle de 200 personnes, l’expert s’interroge sur l’utilisation en eau de l'installation dans les années à venir.
Je pense qu'il faut aussi essayer de se projeter dans 5 ans, 10 ans, 20 ans, car on est en train de subir les effets du changement climatique de plein fouet.
Il précise que si le projet actuel prévoit un centre pour le stockage de données et non pour l’intelligence artificielle, cela pourrait changer au fil du temps.
Dans quelle mesure est-ce que dans trois ou cinq ans, le centre de données va dire : "On va faire un petit peu d'intelligence artificielle, on a besoin de ça"? Quelle est la ligne qui définit le stockage de données, et quand [bascule-t-on]? se demande M. Wendling.
Selon lui, il faudra tenir compte des besoins d’une population en croissance et des niveaux de précipitations de la région, de même que des activités du futur centre dans un contexte d'accélération des changements climatiques.
Selon l’expert, une réflexion autour de l’eau et de ses usages doit avoir lieu à l'échelle de la province, tout comme sur les moyens à déployer pour mieux protéger les ressources.
Cela va être extrêmement important de voir comment on peut partager et mieux gérer l'eau, parce que l'eau, c'est les écosystèmes, ce sont les poissons, les arbres, les oiseaux et c'est nous, croit M. Wendling.


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