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De retour au Camp Nou en quart de finale aller ce mercredi, Antoine Griezmann compte aller le plus loin possible avec les Colchoneros, pour sa dernière Ligue des champions.
Après l'annonce de son départ pour Orlando cet été, la légende française de l'Atlético Madrid Antoine Griezmann vise une fin rêvée à sa «dernière danse» mercredi sur son ancienne pelouse du Camp Nou, à Barcelone, en quart de finale aller de la Ligue des champions.
C'est «son plus grand rêve», celui pour lequel il a décidé de repousser encore un peu son aventure américaine: quitter l'Atlético pas seulement comme le meilleur buteur de l'histoire du club (211 buts), mais surtout avec un trophée.
«Ce club est ma maison, et vous êtes ma famille. (...) Il me reste quelques mois à porter ce maillot, et donner ma vie dans notre stade et en dehors pour soulever cette Coupe du Roi et rêver d'aller le plus loin possible en Ligue des champions», a écrit le champion du monde français lors de l'annonce de sa signature à Orlando, aux États-Unis. «Nous avons encore beaucoup d'opportunités d'être heureux. Je veux que chaque minute qu'il me reste soit un hommage envers cet écusson. Le meilleur reste à venir, et nous allons le faire comme toujours: ensemble», a-t-il promis.
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Une «dernière danse», «The Last Dance» en anglais, le surnom donné à la dernière saison de Michael Jordan aux Chicago Bulls en 1998 et à la série documentaire Netflix à succès, pour «Grizi», grand fan de sports américains.
Pas de rancœur
Pour connaître le même destin que l'une de ses plus grandes inspirations - même s'il a toujours eu un faible pour un autre joueur des Bulls, Derrick Rose - «El Principito» (le Petit Prince, NDLR) va devoir, comme un clin d'oeil, battre ses deux anciens clubs: la Real Sociedad, où il a été formé, en finale de Coupe du Roi, et le FC Barcelone, où il n'avait pas su s'imposer avant de revenir à Madrid.
Il n'existe pas réellement de rancœur des deux côtés, avant ces retrouvailles entre l'éphémère N.17, puis N.7 du Barça et son ancienne pelouse du Camp Nou. Simplement l'impression d'un mauvais timing (2019-2021) et que sa légende devait s'écrire à Madrid, et pas ailleurs.
Le nom de l'attaquant français, parvenu depuis à reconquérir le public madrilène avec ses gestes décisifs et son dévouement total sur le terrain, reste aujourd'hui le plus applaudi au Metropolitano, plus encore que son entraîneur Diego Simeone. Et les craintes d'un «déclassement» en début de saison se sont progressivement évaporées, laissant place à un torrent d'éloges de la part de son coach, de ses coéquipiers... et même de ses adversaires.
«Grizou» encensé par l’entraîneur du Barça
«L'Atlético est une équipe fantastique, c'est toujours très dur de jouer contre eux. Ils ont des joueurs exceptionnels. Griezmann est un magicien. La façon dont il joue au football est unique. Il est si léger, on dirait toujours qu'il danse sur le terrain», l'a encensé l'entraîneur du FC Barcelone Hansi Flick vendredi dernier.
Lors des quatre premiers affrontements de la saison entre les deux équipes, le Mâconnais a donné le tournis à la défense barcelonaise par sa justesse technique, sa vista et ses déplacements entre les lignes. Jusqu'ici, cela n'a cependant mené qu'à une seule victoire, en demi-finale aller de la Coupe du Roi (4-0), ce qui a permis aux Colchoneros de se qualifier en finale malgré une grosse frayeur au retour (défaite 3-0).
Peut-être un avertissement en vue de cette confrontation décisive sur la scène européenne: contre la machine collective barcelonaise, la magie ne suffit parfois pas.


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