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Alors que les compressions budgétaires liées au principe de Jordan continuent d’affecter les écoles des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), la ministre de l’Éducation, Caitlin Cleveland multiplie les rencontres avec les commissions scolaires pour discuter du financement des écoles.
Lundi, la présidente de l’Association des enseignants et enseignantes des T.N.-O. annonçait que 13 enseignants des écoles primaires et secondaires East Three d’Inuvik ont été licenciés.
La ministre Cleveland a indiqué mercredi que ces coupes sont dues à l'épuisement des fonds obtenus auparavant sous le principe de Jordan.
Selon la ministre, le gouvernement territorial tente de compenser ces pertes, par exemple, en offrant un fond de 30 millions de dollars pour soutenir l'éducation inclusive à travers le territoire.
La ministre doit rencontrer des surintendants cette semaine pour discuter de la manière dont l’argent sera alloué.
Ce fond devra être approuvé lors de la prochaine session de l’Assemblée législative, qui débute à la fin de mai.

Caitlin Cleveland, ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation des Territoires du Nord-Ouest.
Photo : Radio-Canada / Kate Kyle (CBC/Radio-Canada)
Le gouvernement territorial serait toujours en discussion avec Ottawa pour faire valoir que les besoins des T.N.-O. diffèrent de ceux des provinces, selon la ministre.
Dans une déclaration envoyée mercredi par courriel, la ministre des Relations Couronne-Autochtones du Canada, Rebecca Alty, dit avoir entendu directement les communautés s’exprimer sur l’impact concret de ces changements et partager leurs préoccupations.
Trouver une solution durable et à long terme implique que les gouvernements fédéral et territorial travaillent ensemble, et je suis engagée à m’assurer que cela se fasse pour les élèves des T.N.-O., déclare-t-elle.
Silence radio du conseil scolaire
En plus des mises à pied d'enseignants, Inuvik a également appris que son seul programme d’immersion en langue française prendrait fin l’an prochain.
Zoila Castillo, dont les deux enfants fréquentent le programme d’immersion, se dit inquiète de leur transfert vers le système anglophone avec la perte de 13 enseignants.
Elle déplore également un silence radio du Conseil scolaire du Beaufort-Delta
Il n’y a eu absolument aucune communication aux parents relativement à ces licenciements, a-t-elle indiqué mardi.
Contacté par CBC/Radio-Canada, le Conseil scolaire du Beaufort-Delta n’a pas répondu à nos demandes d'entrevue.
Une autre raison de partir
Le député d’Inuvik Boot Lake, Denny Rodgers, dit avoir reçu quantité de courriels d’électeurs, de parents et d’enseignants exprimant leurs préoccupations.
Ce dernier se dit inquiet pour les licenciements d’enseignants, mais également pour la fin du programme d’immersion qui, avec des investissements militaires majeurs en vue pour les T.N.-O., pourrait avoir un effet domino.
C’est une autre raison de s’en aller d’ici, dit le député. Ces programmes attirent des professionnels dans notre communauté. Il est décevant de ne pas avoir cette option.
M. Rodgers rappelle également que les 13 enseignants qui ont perdu leur emploi sont 13 membres de la communauté.
Ces personnes qui m'envoient ces courriels sont aussi des parents et des enseignants, qui sont des entraîneurs de hockey, qui aident au fonctionnement du club de curling, qui entretiennent les pistes de ski. On perd également cette partie de la communauté, souligne-t-il.
Avec les informations de Devon Tredinnick (nouvelle fenêtre)


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