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La Fédération du personnel de soutien scolaire s’inquiète de la violence vécue par ses membres, notamment sur la Côte-Nord. On compte parmi les gestes signalés des menaces, de l’intimidation et même des gestes violents.
Des techniciennes en éducation spécialisée, des employés de service de garde et d’autres employés ont signalé des cas de violence physique et de violence psychologique, selon leur syndicat.
Les membres consultés sont des travailleurs du Centre de services scolaires (CSS) du Fer, qui regroupent les écoles de Sept-Îles, Port-Cartier et Fermont, et des employés du CSS du Littoral, qui inclut les écoles de la Basse-Côte-Nord et de l’île d’Anticosti.
Les employés font face à cette violence au quotidien, d’après Monica Chiasson, présidente du Syndicat de l’enseignement de la région du Fer.
Elle estime que la violence change de visage. Aujourd’hui, la violence est plus psychologique : de l'intimidation sur les réseaux sociaux, de la violence verbale, explique Monica Chiasson.

Éric Provonost (à gauche) et Monica Chiasson (à droite) demandent à Québec d'agir pour prévenir la violence en milieu scolaire.
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Plus les élèves sont petits, plus c’est physique [...]. Quand ils vieillissent, avec les années, ça devient plus sournois.
Elle demande aux parents de s’impliquer pour prévenir la violence et trouver des solutions à cette situation.
Un personnel tanné
Selon Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, la violence en milieu scolaire est banalisée.
Les gens sont tannés et ils veulent avoir une réaction gouvernementale et surtout pas juste une affiche dans une école avec un numéro de téléphone pour la semaine de la prévention de la violence, dénonce M. Pronovost.
Selon lui, sans mesures concrètes pour protéger le personnel, la profession devient moins attractive, ce qui nuit au recrutement de personnel.

Les gestes violents ont été signalés par des employés du CSS du Littoral, qui inclut les écoles de la Basse-Côte-Nord. (Photo d'archives)
Photo : Pénélope Clermont
Devant ce qu’il perçoit comme une augmentation de la violence depuis la pandémie de COVID-19, il demande l’ajout de ressources et de professionnels dans les milieux scolaires pour répondre aux besoins des élèves.
Selon le syndicat, le personnel doit être mieux formé pour prévenir la violence et le processus de signalement doit être facilité.
Les directions du CSS du Fer et du Littoral n'étaient pas disponibles pour répondre à nos demandes d'entrevue.
Au moment d’écrire ces lignes, le ministère de l’Éducation n’avait pas encore répondu à nos questions concernant ce dossier.


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