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Dans le royaume scandinave, les défunts doivent patienter presque un mois avant d’être incinérés ou inhumés. Ce délai, qui n’a cessé de s’allonger au fil du temps, est dû principalement aux exigences des familles. Un comportement vertement critiqué par les professionnels du secteur.
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L’église de Tidersrum, l’une des plus anciennes de Suède, et son cimetière, à Kinda, dans la région d’Östergötland. On n’a à peine le temps de s’asseoir dans la pièce aseptisée de ce funérarium de Lund, au sud de la Suède, que Jonas Axelsson se lance. Chemise blanche, pantalon et cravate noirs, l’entrepreneur des pompes funèbres en a gros sur le cœur. Non seulement il doit gérer les exigences désormais stratosphériques de ses clients qui ne supportent plus la moindre erreur dans l’organisation des funérailles de leurs proches, mais, en plus, il faut attendre que les calendriers de chacun se libèrent pour enfin pouvoir enterrer les morts : « C’est une honte. Tout semble passer avant, y compris les vacances », s’insurge le sexagénaire.
Selon les dernières statistiques publiées par l’association nationale des pompes funèbres en janvier 2026, il faut désormais compter en moyenne 27,6 jours en Suède entre le décès d’une personne et son inhumation ou sa crémation (contre 26,4 jours en 2024). Un record en Europe, et probablement dans le monde, loin devant les autres pays nordiques, où les obsèques ont généralement lieu au bout de neuf jours au Danemark, dix jours en Norvège et quatorze jours en Islande et en Finlande.
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