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Un nouveau documentaire de Saskatoon Morning, une émission radio de CBC, met en lumière l’impact de la fermeture de Praire Harm Reduction, le seul centre de consommation supervisée de Saskatoon. Plus de deux mois après que l'organisme a cessé ses activités, des intervenants de première ligne sonnent l'alarme au sujet du manque de services mis à la disposition des personnes vulnérables, alors que la Ville des Ponts fait face à une crise des opioïdes.
Liam O'Connor, producteur associé de Saskatoon Morning, s’est entretenu avec les personnes les plus touchées par la fermeture de Prairie Harm Reduction, dans le cadre du documentaire Prairie Harm. Parmi elles, il y a des intervenants de première ligne et d’anciens clients et employés de l’organisme.
L'organisme avait fermé ses portes après la découverte d’un déficit financier important, suivi de la suspension de son exemption par Santé Canada.
Des effets importants

Colleen Christopherson-Cote, coordinatrice de Saskatoon Poverty Reduction Partnership.
Photo : Radio-Canada / Liam O'Connor
Colleen Christopherson-Cote est la coordinatrice de Saskatoon Poverty Reduction Partnership, une coalition d’ONG et d’agences du gouvernement qui vient en aide aux personnes en situation de précarité.
Nous constatons tous une baisse de notre capacité à offrir nos services, explique-t-elle.
Selon Colleen Christopherson-Cote, cette situation a entraîné une hausse des dépenses et plus de temps alloué à la gestion de l’utilisation de substances psychoactives.
Moins de personnes ont accès aux services dont elles ont besoin, car nous gérons un problème pour lequel nous ne sommes pas vraiment équipés.
Colleen Christopherson-Cote estime que les traitements forcés ou les mesures prises par l’État pour l’application de la loi ne sont pas efficaces pour lutter contre la crise des opioïdes.
Pour elle, les coûts et les problèmes sont transférés d’un système à un autre.
Des policiers disent qu’on ne peut pas régler le problème avec des arrestations [...] Mais notre première réaction est d’augmenter le financement des services de police, constate Colleen Christopherson-Cote.
Sheila Ahenakew affirme que la religion et Prairie Harm Reduction l’ont aidée dans son parcours vers la sobriété. Elle fréquentait l’organisme qui lui offrait des services au quotidien et de la nourriture.
Ils m’ont donné ce dont j’avais besoin, dit-elle. Ils aident tellement [de personnes]. Les gens ne comprennent pas ce mode de vie. Ils ne font que critiquer.
Les services de pompiers de Saskatoon sont intervenus pour traiter 680 cas de surdoses en avril à travers la ville
Des pompiers et des intervenants de première ligne ont dénoncé les effets de cette situation sur leur santé physique et mentale.
Avec les informations de Jeremy Warren


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