NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La fin des services vétérinaires professionnels provinciaux inquiète des producteurs agricoles du Nouveau-Brunswick, en particulier dans les régions rurales comme la Péninsule acadienne. Ils craignent que des vétérinaires en pratique privée ne veuillent pas s'installer dans le nord de la province.
Il y a des animaux qui vont mourir, il y a des animaux qui vont souffrir, croit Guillaume Légère, un éleveur bovin de Caraquet.
Il craint qu'aucune entreprise privée ne souhaite faire affaire dans une région rurale comme la Péninsule acadienne, en raison de la distance.
Il n’y a pas une clinique privée qui va venir ici, qui va vouloir s’établir dans une région où il n’y a presque pas de fermes, presque pas d’animaux à travailler avec. J’en doute.
Actuellement, les producteurs agricoles de la région peuvent bénéficier de services rapides à Bathurst et à Tracadie.
Une fois les changements apportés, la clinique vétérinaire privée la plus proche est dans le comté de Kent, soit à plus de deux heures de la Péninsule acadienne.

Guillaume Légère, un producteur bovin de Caraquet, craint pour la santé de ses animaux avec un service privé de vétérinaire.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
Le délaissement des services publics pour les remplacer par des vétérinaires privés devrait se faire à compter du 1er avril 2027, mais les négociations se poursuivent entre divers intervenants et le ministère de l’Agriculture afin d’atténuer le plus possible les effets anticipés de cette transition.
Ça prend un service vétérinaire rapide et à proximité, est persuadé Guillaume Légère. On ne peut pas avoir un vétérinaire à des centaines de kilomètres quand on appelle pour une urgence. Il ne sera jamais là à temps.

Reno Poirier est un producteur agricole à Grande-Anse, dans la Péninsule acadienne.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
À sa ferme de Grande-Anse, dans la Péninsule acadienne, Reno Poirier a régulièrement besoin du service de vétérinaires provinciaux.
Il estime que les coûts économisés avec cette nouvelle formule, soit environ 4 millions $ par année, se feront au détriment de la qualité des services pour les producteurs agricoles et la santé des animaux de ferme.
Les producteurs sont arrivés avec des options, mais le gouvernement fait la sourde oreille et veut privatiser les services, regrette-t-il.
Quand tu investis dans des fermiers, ce n’est pas comme investir dans les centres d’appels qui vont prendre l’argent et vont s’en aller. Je n’ai jamais vu un fermier prendre sa ferme et se sauver avec l’argent. C’est un investissement qui est sûr, qui reste, déclare-t-il.
Des vétérinaires stressés
À l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick, on laisse la chance à la négociation avec la province pour en arriver à une solution gagnante pour ses membres.
Mais pour l’instant, ce sont les vétérinaires qui sont stressés et qui paient la note, indique la présidente Danielle Carroll.
Tout ce qu'ils veulent, c'est aller travailler chaque jour et faire leur métier. Ils adorent ce qu'ils font, et tout cela est une grande source de distraction pour eux, car ils portent un poids énorme sur leurs épaules, remarque-t-elle.
Elle est convaincue que les fermiers ont peur et que les régions rurales seront les grandes perdantes de cette transition.
Peu importe ce qui arrivera le 1er avril, nous sommes très inquiets pour la partie nord de la province et pour tous ceux qui se trouvent en dehors des centres urbains, croit-elle.


17 hour_ago
20



























.jpg)






French (CA)