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Jeudi dernier, le ministre du Pouvoir d’achat Serge Papin avait évoqué une baisse des prix à la pompe d’«au moins 10 centimes [...] dans les 24, 48 heures», après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran.
Passer la publicité Passer la publicitéLes prix des carburants ont-ils réellement baissé en fin de semaine dernière, comme l’avait annoncé le gouvernement ? Si cette promesse paraît déjà lointaine, après l’échec des négociations entre Téhéran et Washington ce week-end et les menaces proférées par Donald Trump de blocus naval des ports iraniens, force est de constater qu’elle n’a pas vraiment été suivie d’effet. Jeudi dernier, sur RTL, le ministre du Commerce et du Pouvoir d’achat, Serge Papin, avait dit anticiper une baisse des prix à la pompe d’«au moins 10 centimes», qui devait être visible «dans les 24, 48 heures», après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran, qui incluait théoriquement une réouverture du détroit d’Ormuz.
Dans les faits, selon les données quotidiennes du gouvernement analysées par Le Figaro, le prix moyen du litre de gazole en France dimanche s’affichait à 2,3222 euros. Côté essence, le litre de sans plomb 95-E10 coûtait en moyenne 1,9987 euro, quand celui de SP95 classique et celui de SP98 étaient au-dessus des 2 euros (respectivement 2,0509 euros et 2,0888 euros). Si l’on compare ces tarifs à ceux observés mercredi 8 avril, juste après la conclusion du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, la baisse se limite à quelques centimes. Pour le gazole, le carburant routier le plus consommé en France, elle atteint un peu plus de 4 centimes d’euro, après un pic à plus de 2,36 euros le litre le 8 avril. Pour l’essence, le recul des prix à la pompe est encore plus minime. Le SP95-E10 en effet baissé d’à peine 2 centimes d’euro le litre entre le 8 et le 12 avril. S’agissant du SP95 et du SP98, on parle d’un peu plus d’un centime seulement.
Le pétrole repasse au-dessus des 100 dollars
On est donc loin des 10 centimes promis par Serge Papin, mais aussi des «5 à 10 centimes» évoqués par le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois après la conclusion du cessez-le-feu irano-américain. Le gouvernement avait, la semaine dernière, pressé les distributeurs de répercuter rapidement tout recul des prix du pétrole. Le premier ministre Sébastien Lecornu avait ainsi demandé que les prix à la pompe baissent d’ici à la «fin du week-end» ou au «début de la semaine prochaine». Toutefois, selon le cabinet de la ministre déléguée chargée de l’Énergie Maud Bregeon, en mettant de côté les stations TotalEnergies, dont les prix sont «plafonnés» et qui n’ont donc «que très légèrement baissé», le prix du gazole a baissé de 8,9 centimes le litre entre le 9 et le 12 avril, a-t-il indiqué à l’AFP ce lundi.
La perspective d’une baisse durable des prix en stations-service s’est fracassée sur les derniers développements du conflit au Moyen-Orient, notamment l’échec de pourparlers ce week-end entre les États-Unis et l’Iran. Le cours du baril de pétrole est repassé au-dessus de la barre des 100 dollars ce lundi, une hausse provoquée par le regain de tensions autour du détroit d’Ormuz.
S’agissant des difficultés d’approvisionnement des stations-service, elles sont en recul sur une semaine, selon les données du gouvernement. Ce lundi matin, 11% des stations-service du pays connaissaient des ruptures de stock sur au moins un produit (essence ou gazole), contre 18% mardi dernier, après le week-end prolongé de Pâques. Ces difficultés se font le plus sentir en Île-de-France (14%), ainsi qu’en Centre-Val de Loire (12%) et dans le Grand Est (12%).


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