Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Les prisons du Québec sont toujours inadaptées aux détenus comme Philippe Pinette

3 week_ago 18

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Les prisons provinciales manquent de ressources pour les détenus avec des problèmes de santé mentale, selon des experts. La mort de Philippe Pinette, alors qu’il était sous la supervision de l’Établissement de détention de Québec, en 2022, en est un exemple frappant, selon une ancienne gestionnaire de prison.

Dans les semaines précédant sa mort, l’Innu de 40 ans aux enjeux de santé mentale sévères était détenu à l'établissement de Sept-Îles, sur la Côte-Nord, où son état de santé s’est dégradé en quelques semaines.

La photographie jaunie par le temps montre les quatre personnes.

Philippe Pinette est mort de « déshydratation sévère », à l'Hôtel-Dieu de Québec en septembre 2022. (Photo d'archives)

Photo : Gracieuseté

Les circonstances troublantes de son décès, révélées par Radio-Canada au début du mois, ont créé une onde de choc et relancé le débat sur le racisme systémique.

Le personnel carcéral peu équipé pour aider Philippe Pinette

Selon un document d’enquête de la Sûreté du Québec (SQ) consulté par Radio-Canada, Philippe Pinette vivait avec de nombreux problèmes de santé mentale, comme une schizophrénie et des troubles de personnalité sévères.

Des antécédents psychiatriques trop importants pour être pris en charge adéquatement dans un établissement de détention comme celui de Sept-Îles, étant donné les ressources disponibles, selon le personnel carcéral interviewé par la SQ dans le cadre de l’enquête sur sa mort.

L'entête d'un mandat de perquisition.

La Sûreté du Québec a obtenu plusieurs mandats de perquisition dans le cadre de son enquête.

Photo : Radio-Canada

Pourtant, l’homme de 40 ans, qui purgeait une peine de 2 ans pour avoir commis des gestes violents, a été détenu à la prison provinciale de Sept-Îles du 27 juin au 2 septembre 2022, avant son transfert vers Québec.

Refusant de manger, de boire et de prendre sa médication, l’état de santé de Philippe Pinette se serait dégradé lors de ses dernières semaines de détention sur la Côte-Nord.

L'établissement de détention de Sept-Îles

L'établissement de détention de Sept-Îles ne compte qu'une infirmière et un médecin, majoritairement à distance, confirme le CISSS de la Côte-Nord. (Photo d'archives)

Photo : ICI Radio-Canada

Il aurait été transféré à deux reprises à l’hôpital de Sept-Îles pour y recevoir des soins, notamment pour des blessures qu’il s’est lui-même infligées avant d'être renvoyé en prison.

Une situation illogique pour la seule infirmière du centre de détention. La prison a finalement organisé le transfert de Philippe Pinette vers Québec le 2 septembre pour qu’il soit mieux pris en charge.

Philippe Pinette est décédé deux semaines plus tard.

La croix en bois blanche porte l'inscription 1982-2022

Philippe Pinette est enterré auprès de sa mère au cimetière de Uashat.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Si le personnel carcéral souligne le manque de ressources dans les prisons provinciales, trois ans après la mort de Philippe Pinette, Santé Québec tarde à les bonifier.

Les prisons de Sept-Îles et de Baie-Comeau comptent toujours une infirmière chacune. Elles travaillent en collaboration avec des médecins, majoritairement à distance, selon le CISSS de la Côte-Nord.

Un psychiatre peut également entamer ou poursuivre une évaluation ou un suivi psychiatrique pendant l’incarcération à distance ou à l'hôpital, ajoute l’établissement de santé.

Un drame désolant et prévisible, juge une ancienne gestionnaire de prison

Pour Marie-Renée Côté, qui a travaillé 20 ans dans le milieu carcéral fédéral, le cas de Philippe Pinette est désolant, voire inquiétant, et soulève plusieurs questions.

Il n’était pas au bon endroit, juge l’ancienne gestionnaire carcérale.

Selon elle, les prisons, comme celle de Sept-Îles, ne sont pas appropriées pour les détenus ayant un historique de troubles mentaux complexes, comme Philippe Pinette.

Qu’est-ce qu’il faisait dans une prison avec une médecin par Zoom, et des infirmières présentes de 8 h à 16 h? Moi, je n’ai jamais vu ça.

Sans ce suivi étroit, il était prévisible que l’état de Philippe Pinette se dégrade rapidement en détention. Pour elle, sa mort, sous la supervision de l’Établissement de détention de Québec, est injustifiable.

Marie-Renée Côté en visioconférence.

Marie-Renée Côté a travaillé comme gestionnaire carcérale au Centre fédéral de formation et à l'Établissement de détention Leclerc de Laval.

Photo : Capture d'écran / ZOOM

Elle peine aussi à comprendre pourquoi Philippe Pinette n’a pas été traité à long terme à l'Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, à Montréal.

Selon l’ancienne gardienne de prison, Québec doit revoir ses méthodes et fournir des soins psychiatriques et médicaux qui sont à la hauteur de ceux que les détenus auraient reçus s’ils étaient dans une prison fédérale.

Elle espère que la mort de Philippe Pinette entraînera une prise de conscience, comme celle qui a suivi le décès de Joyce Echaquan, à Joliette en 2020.

Une bonification des soins est nécessaire, selon un psychiatre

Près de la moitié des centres de détention provinciaux n’ont pas accès à un psychiatre, reconnaît le psychiatre légiste de l'Institut Philippe-Pinel, Mathieu Dufour.

Une situation problématique, selon lui, étant donné qu’environ 15 % de la population carcérale au Québec souffre de problèmes de santé mentale.

 Institut Philippe-Pinel de Montréal.

Philippe Pinette a été hospitalisé à quatre reprises entre 2014 et 2016 à l’Institut Philippe-Pinel, un hôpital à sécurité maximale, pour être évalué sans pour autant être traité à long terme. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Jacques Racine

On a les hôpitaux pour les détenus avec des problèmes psychiatriques, et les prisons, pour ceux avec des troubles de personnalité. Quand on a des patients qui ont les deux, notre système est peut-être moins bien adapté, constate le psychiatre.

Pour ces patients, jugés criminellement responsables de leurs actes, mais trop malades pour le milieu carcéral, Mathieu Dufour prône la création d’un nouveau milieu de détention, similaire au Centre régional de santé mentale du pénitencier fédéral de Sainte-Anne-des-Plaines.

Un couloir avec des cellules de prison.

L'unité pour les personnes gériatriques et à mobilité réduite du Centre régional de santé mentale au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines.

Photo : Bureau de l'enquêteur correctionnel

Dans cet hôpital à l’intérieur d’un pénitencier, les détenus sont traités par des psychiatres légistes ainsi que d’autres spécialistes.

L’avocate carcéraliste Amélie Morin est d’accord. Elle constate un manque de prise en charge des détenus souffrant de maladies mentales de plus en plus complexes.

La loi dit que les personnes incarcérées ont droit aux mêmes soins de santé que les personnes en communauté. Il y a des enjeux au niveau du respect des droits de ces personnes-là, et de leur dignité aussi, conclut-elle.

Santé Québec travaille sur des solutions, sans donner d’échéancier

De son côté, Santé Québec, qui supervise les soins de santé offerts en milieu carcéral, reconnaît que des changements sont nécessaires.

Le décès de M. Pinette nous rappelle l’importance d’assurer des soins et des services adaptés aux personnes incarcérées, indique la société d’État par courriel.

Bien qu’elle travaille sur des solutions pour bonifier les services en santé mentale, Santé Québec n’a pas précisé quelles seraient ces nouvelles ressources et à quel moment elles seraient mises en place.

Le Protecteur du citoyen confirme avoir lancé une enquête sur la gestion des cas complexes dans les établissements de détention québécois. Il prévoit rendre publiques les conclusions de cette enquête cet été.

Avec les informations de Yannick Bergeron

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway