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Avec un baisse de 23 % en moins de cinq jours, le maïs québécois est particulièrement abordable cet été. Cette situation est inquiétante pour les producteurs qui vendent en gros, mais à travers laquelle ceux qui privilégient la vente au détail réussissent à naviguer.
À la Ferme Béland et fille, à Neuville, la situation n'inquiète pas la propriétaire, Isabelle Béland. Elle exploite sept hectares de maïs en plus de récolter des carottes, des oignons, des poireaux et bien plus.
C’est cette diversité de production qui lui permet de garder ses prix stables, malgré les aléas de la météo. On réussit en général toujours à tirer notre épingle du jeu, affirme-t-elle.
S’il y a un légume qui réagit moins bien à la météo, ben un autre, lui, ça peut être satisfaisant, puis ça peut bien aller. Ça nous permet aussi d'être un peu moins à risque.

Si les récoltes sont déjà bien entamées au Québec, certaines régions commencent à peine à pouvoir en profiter.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Même écho du côté de la ferme Chez Médé. Son propriétaire, Médé Langlois, affirme qu’il parvient à écouler ses produits sans problème. On fait vraiment les petites quantités pour le kiosque à la ferme. Donc, quand il y en a qui sont trop mûrs, on les laisse au champ ou on les donne aux animaux.
Il affirme aussi parvenir à garder ses prix relativement stables d’année en année.
Pourquoi une chute des prix?
La météo serait une des raisons de cette chute de prix. Avec le printemps frais qui a retardé le début des récoltes et les fortes chaleurs qui ont suivi, le marché se retrouve saturé. La présidente de l'Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ), Catherine Lefebvre, affirme que la demande des consommateurs ne suit pas nécessairement.
La diminution des exportations en direction des États-Unis entre également en ligne de compte, puisque c’est tout un cocktail de conditions qui rendent les produits d’ici moins attrayants pour les Américains, croit Mme Lefebvre.

«Maïs sucré de Neuville» est une appellation réservée au Québec.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Si, certaines années, d’importantes sécheresses peuvent détruire leurs récoltes et les forcer à se tourner vers la production canadienne pour satisfaire à leurs besoins, c'est moins le cas cette année, explique-t-elle.
Le marché américain n’est pas là du tout cette année, résume Mme Lefebvre. [...] On sait que les commandes sont moindres, les remorques traversent beaucoup moins les douanes.
Elle tient cependant à rappeler que les fruits et légumes ne sont en aucun temps inclus dans les tarifs douaniers du président Donald Trump.
Pour sa part, Catherine Lefebvre, présidente de l'APMQ, souhaite aux agriculteurs que la valeur du maïs augmente dès que possible.
Présentement, le prix qui est offert aux producteurs est en deçà du coût de production. Donc, s'il faut que ça perdure pour le restant de la saison, ça va être une saison difficile au niveau rentabilité, affirme-t-elle.
Saison maraîchère difficile
Plusieurs légumes – comme les betteraves, les poivrons et les choux – subissent une baisse anormale de leur valeur.
La laitue fait quant à elle l’objet d’une crainte accrue chez les consommateurs américains à la suite d’une éclosion de diarrhée causée par la contamination d’un lot en provenance du Mexique.
Avec les informations de Flavie Villeneuve et Charlotte Marschall


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