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Alors que le pays s’est construit en luttant contre le risque d’inondation, les Néerlandais doivent opérer un profond changement de mentalité et prendre en compte la sécheresse dans leur gestion centenaire de l’eau.

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Le lit asséché de la rivière Waal, près de Nimègue (Pays-Bas), le 30 juillet 2026. Le lit asséché de la rivière Waal, près de Nimègue (Pays-Bas), le 30 juillet 2026.

A contempler les environs de Reeuwijk, aux Pays-Bas, en ce début du mois de septembre, rien ne laisse entrevoir que la région a beaucoup souffert de la sécheresse au cours des dernières semaines. Des vaches paissent tranquillement sous la bruine dans les polders verdoyants et, de l’autre côté de la digue, l’eau du canal circule paisiblement. Dans ce décor de carte postale, des engins de chantier s’affairent sur la digue.

Dès qu’il fait sec, la Prinsendijk (« digue du prince », en néerlandais) est surveillée de près, car cet ouvrage en tourbe est particulièrement sensible à la sécheresse. En 2003, à cause des fortes chaleurs, une digue similaire s’était effondrée à une quarantaine de kilomètres de là. « Ç’a été un électrochoc, confie Marjon Verkleij-Lemmers, une représentante de l’agence régionale de l’eau du Rijnland, venue constater l’avancée des travaux de rénovation. C’est vraiment à partir de là qu’on s’est rendu compte qu’il fallait surveiller nos digues lors des très longues périodes de sécheresse, parce que, par temps sec, il se passe quelque chose à l’intérieur. On peut comparer cela à une éponge : si elle est sèche, on peut la déplacer d’un seul doigt, mais si elle est mouillée elle est lourde et reste en place. »

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