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L’augmentation massive des salaires des évêques a choqué l’opposition de gauche et une partie des citoyens, relançant le débat sur la non-séparation entre l’Eglise orthodoxe et l’Etat.

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LETTRE D’ATHÈNES

L’archevêque d’Athènes et de la Grèce, Hiéronyme II, et le nouveau président grec, Constantine Tassoulas, lors de sa cérémonie de prestation de serment au Parlement grec, à Athènes, le 13 mars 2025. L’archevêque d’Athènes et de la Grèce, Hiéronyme II, et le nouveau président grec, Constantine Tassoulas, lors de sa cérémonie de prestation de serment au Parlement grec, à Athènes, le 13 mars 2025.

« Depuis sept ans maintenant, le gouvernement soutient, par une profusion de mesures, non pas la majorité de ceux qui travaillent et peinent à joindre les deux bouts, mais une poignée de privilégiés », dénonçait, en juin, le député du Mouvement socialiste panhellénique (Pasok) Stefanos Parastatidis, alors que la réforme sur la hausse des salaires du haut clergé était encore en discussion au Parlement grec.

Malgré l’indignation de l’opposition de gauche et d’une partie des citoyens, la rémunération de l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, des 81 métropolites – soit les évêques à la tête de diocèses importants – et de leur vingtaine d’assistants a été revalorisée en août, dans un pays où il n’existe pas de séparation entre l’Eglise et l’Etat, et où la Constitution définit la religion orthodoxe comme « culte dominant ».

Un métropolite de l’Eglise orthodoxe émarge ainsi désormais à 4 670 euros brut par mois, soit plus qu’un chef de clinique d’un hôpital public. Une augmentation massive de près de 95 % : avant l’été, il ne touchait qu’aux alentours de 2 400 euros brut mensuels.

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