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Les négociations entre Unifor et Stellantis sont dans une impasse, notamment en raison de l’incertitude concernant l’avenir de l’usine d’assemblage de Brampton. Après 10 jours de discussions à Toronto, le syndicat a annoncé vendredi que son comité de négociation avait suspendu les pourparlers, les deux parties n’étant pas parvenues à une entente de principe à la date butoir du 11 septembre.
Stellantis a confirmé vendredi avoir signé un protocole d’entente avec Roshel, un fabricant canadien de véhicules blindés, en vue d’une éventuelle vente de l’usine de Brampton. Dans un courriel à CBC, Stellantis affirme que Roshel offre une voie solide pour rétablir des activités durables à l’usine de Brampton et contribuer à éviter une période d’inactivité prolongée .
Le constructeur déclare avoir examiné plusieurs possibilités pour l’avenir du site et vouloir préserver son rôle dans le secteur de la fabrication de pointe au Canada.
Cette annonce survient alors que l’avenir de Brampton est devenu le principal point de blocage des négociations. Le constructeur avait abandonné l’an dernier son projet de réoutiller l’usine pour y fabriquer une version électrique de la Jeep Compass, avant de déplacer cette production aux États-Unis dans le contexte de la guerre tarifaire.
Unifor s’oppose à la vente de l’usine
En août, Stellantis avait informé Unifor qu’il envisageait sérieusement de fermer l’usine et de la vendre à un tiers. Le syndicat s’oppose à cette éventualité et affirme qu’aucune entente de principe ne sera conclue sans une solution acceptable pour les travailleurs de Brampton.

La production à Brampton devait initialement reprendre en 2025, après le réoutillage à l’usine de Stellantis. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell
Lors du lancement des négociations, le 1er septembre, Unifor avait déjà prévenu que cette ronde de pourparlers risquait d’être particulièrement difficile. L’avenir de Brampton, mais aussi le manque de clarté concernant les futurs investissements et modèles produits à l’usine de Windsor, où travaillent plus de 6000 personnes, faisait partie des principales préoccupations du syndicat.
Unifor affirme que Stellantis n’a toujours pas confirmé ses plans pour les usines de Windsor et d’Etobicoke.
Des négociations sur fond de guerre tarifaire
Ces négociations surviennent alors que l’industrie automobile nord-américaine est confrontée à l’incertitude liée aux droits de douane américains. Unifor avait récemment conclu de nouvelles ententes avec Ford et General Motors (GM), avec des engagements et des investissements au Canada.
Les négociations avec Stellantis avaient commencé le 1er septembre, après la ratification des ententes avec Ford et GM.
La convention collective de Stellantis, qui représente plus de 9000 travailleurs en Ontario, doit expirer le 20 septembre à 23 h 59. Unifor affirme maintenant examiner ses prochaines options et prévoit de fournir davantage de détails dans les prochains jours.
Les négociations sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.
Avec les informations de La Presse canadienne


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