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Sous un soleil radieux, 200 personnes attendaient le coup de départ de la course des couleurs organisée par l'Institut d'enseignement de Sept-Îles (IESI), dimanche. Prenant d'assaut la piste cyclable, c'est l'occasion pour plusieurs de courir en famille, au grand bonheur des plus petits.
Les distances courtes ont favorisé la participation de jeunes parents, qui étaient nombreux à courir avec leurs enfants. La course sert à financer la participation des élèves de l'IESI au Grand défi Pierre Lavoie.
Alors que la Ville de Sept-Îles recueille les commentaires de ses citoyens afin de se doter d'une première politique municipale du sport et du plein air, plusieurs participants et organisateurs se sont exprimés sur l'importance de rendre les activités sportives plus accessibles.
Habitué au plein air, Mathieu Maltais a amené ses trois enfants à la course. Ils sont aussi des adeptes de randonnée, des parcs et de la plage.

Mathieu Maltais est heureux d'initier ses enfants à un sport qu'il affectionne particulièrement.
Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard
S'il considère que les activités extérieures sont assez diversifiées, à Sept-Îles, c'est moins le cas pour les sports qui se pratiquent à l'intérieur.
Si on avait plus de plateaux sportifs, ça permettrait aux gens de faire tous les sports possibles, souligne-t-il. Il cite en exemple l'ultimate, qu'il pratiquait autrefois. Le fait de ne pas avoir de terrains synthétiques intérieurs a mis un frein au développement de cette activité, se désole-t-il.

« Courir, ça fait des forces aux jambes », affirme la jeune Florence. Même s'ils n'ont que 3 et 5 ans, les enfants de Chloé Cormier l'ont accompagnée pour une course de 1,5 km.
Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard
La fille de Chloé Cormier, Florence, était très fière de réussir sa première course. Toute la famille joue souvent dehors, que ce soit à pied, à vélo ou à trottinette. Selon Chloé Cormier, les activités proposées à Sept-Îles manquent parfois de visibilité. Ça m’arrive de rater un événement auquel j’aurais aimé participer. Il faudrait plus de publicité sur les réseaux sociaux, recommande-t-elle.
Pour d'autres, c'est plutôt l'accessibilité qu'il reste à améliorer. Merveille Ndjapon n'a pas de voiture : elle est venue à la course en taxi. Elle est d'avis qu'un réseau d'autobus permettrait de rendre les événements sportifs accessibles à un plus grand nombre de citoyens.

Plusieurs personnes se sont inscrites la veille de l'événement, voyant que la pluie allait se dissiper.
Photo : Radio-Canada / Michèle Bouchard
Quant à Alexandre Tremblay, responsable de l'événement et coordonnateur du service aux élèves à l'IESI, il aimerait voir s'agrandir le réseau de pistes cyclables. Si toutes les écoles étaient reliées par la piste cyclable, tout le monde serait bien desservi et aurait plus accès au transport actif, propose-t-il. Avec nos voitures, on oublie rapidement que tout est à seulement 5, 10 minutes à vélo.
Les citoyens ont jusqu'à mercredi pour remplir le sondage sur la politique sportive.


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