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L’immigration doit être débattue de « façon structurante et humaine », plaide la directrice générale d’Accueil et d’intégration Bas-Saint-Laurent (AIBSL), Sarah Toulouse. Elle dénonce que les immigrants servent de « boucs émissaires » pour expliquer les problèmes fondamentaux de notre société.
C’est ce qu’elle a exprimé au micro d’Info-réveil, mardi. Elle demande aux partis politiques en campagne électorale au Québec d’améliorer l’intégration des immigrants.
Elle cite en exemple l’absence de ressources dans la région pour aider les immigrants à trouver un travail.
Les personnes arrivent ici, on a envie qu’elles s’intègrent, on veut de l'enracinement durable, mais personne ne peut les soutenir dans leurs recherches d’emploi.

La directrice générale d'Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent souhaite que les immigrants qui ont des statuts temporaires puissent accéder plus facilement à la résidence permanente.
Photo : Facebook : Accueil et Intégration BSL
Mme Toulouse aimerait aussi que les programmes n’offrent pas uniquement des emplois temporaires aux immigrants.
Selon elle, en facilitant l’accès à la résidence permanente, on pourrait se garantir une main-d'œuvre de qualité et qui pourrait poursuivre son processus d’enracinement.
Pour une régionalisation de l’immigration
Les élus du Bas-Saint-Laurent, de leur côté, demandent au gouvernement de régionaliser les seuils d’immigration.
Ce ne sont pas les nouveaux arrivants qui nous créent des problèmes de logement, c’est un problème à l’échelle du Québec, note le porte-parole en matière d’immigration à la Table régionale des élus du Bas-Saint-Laurent, Gérald Beaulieu.
Il demande la fin des politiques uniformes, du mur à mur, en écho au recteur de l’UQAR, François Deschênes, qui a demandé la semaine dernière que le prochain gouvernementait le courage de prendre en compte les particularités des régions, notamment dans le dossier des étudiants étrangers.

Le porte-parole de la Table régionale des élus du Bas-Saint-Laurent en matière d'immigration rappelle que ces derniers demandent des seuils régionaux pour l'accueil des immigrants.
Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis
À l’instar de la directrice générale d’Accueil et intégration Bas-Saint-Laurent, il souhaite que les gouvernements facilitent l'accès à la résidence permanente ou à la citoyenneté aux immigrants temporaires qui travaillent au Bas-Saint-Laurent.
Je suis inquiet, n’hésite pas à mentionner M. Beaulieu lorsqu’il est questionné sur les engagements des différents partis politiques en matière d’immigration.
Tout le monde [les partis politiques ] nous a dit qu’ils sont d’accord avec la régionalisation, mais il va falloir que le lendemain matin [de l’élection], le prochain gouvernement puisse passer à l’action, ajoute-t-il.
Le ralentissement de la croissance annuelle de la population le préoccupe aussi. Au cours des dernières années, l’immigration avait permis d’inverser les flux migratoires, soit de favoriser la croissance de la population dans la région, malgré le vieillissement de la population.
Selon M. Beaulieu, la vitalité économique de la région est liée à la croissance de sa population active.
Il souligne que le Bas-Saint-Laurent a accueilli 0,3 % de la population immigrante de la province. Il n’y a aucun danger sur le maintien du fait français, affirme-t-il, contrairement à ce qui est observé dans les grands centres.


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