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Ils ont marqué l'histoire de la région et sont décédés en 2025. Voici les disparus de la dernière année qui ont, chacun à leur façon, laissé leur trace dans les secteurs des affaires, des arts, des sports ou du journalisme.
27 février
Lydia Wagerer (1968-2025)

La chorégraphe Lydia Wagerer est décédée en début d'année. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté @Facebook La Rotonde / Llamaryon
La chorégraphe, professeure, danseuse et répétitrice Lydia Wagerer est décédée d'un cancer à l'âge de 56 ans. Originaire de Toronto et détentrice d’un baccalauréat en danse du London Contemporary Dance School, Lydia Wagerer est arrivée à Québec en 1993, où elle a rejoint la compagnie Danse Partout. Au cours de sa carrière, elle a œuvré comme interprète pour plusieurs chorégraphes indépendants, ainsi que pour les compagnies Le fils d’Adrien danse et Fila 13. Ses œuvres chorégraphiques ont été présentées à La Rotonde et dans des festivals et sur des scènes à travers le Canada et en Europe. Elle y a marié plusieurs formes d'art, notamment le théâtre, la musique, les arts visuels, le cinéma, la vidéo et le cirque.
18 mai
Jean Letarte (1952-2025)

Jean Letarte s'est éteint en mai 2025. (Photo d'archives)
Photo : Facebook / @Orchestre symphonique de Québec
Corniste, professeur au Conservatoire de musique de Québec, directeur de l’administration artistique à l’Orchestre symphonique de Québec pendant plus de 10 ans, Jean Letarte a contribué de façon remarquable à la vie musicale québécoise pendant plus d’un demi-siècle. Partout où il est passé, il a laissé le souvenir d’un homme calme, posé, profondément humain — une véritable force tranquille. À l'OSQ, il a notamment joué un rôle central dans la mise en œuvre de la Symphonie no 8 [des Mille] de Mahler, présentée au Colisée en mars 2008, et a chapeauté le processus de recrutement qui a mené à la nomination de Fabien Gabel comme 11e directeur musical, en décembre 2011. Il laisse le souvenir d’un homme passionné de musique, doté d’une mémoire impressionnante, d’un sens de l’humour fin et d’un amour sincère pour les bonnes discussions, la vie et les gens. Jean Letarte était le père de l'humoriste Arnaud Soly.
7 août
Jean-François Girard (1964-2025)

Jean-François Girard est décédé dans la nuit du 7 août 2025. Il était directeur général de Limoilou en VRAC et à l'origine d'une dizaine d'événements culturels marquants. (Photo d'archives)
Photo : Facebook / @Limoilou en VRAC
Figure incontournable de la scène culturelle limouloise, Jean-François Girard est décédé le 7 août 2025 des suites d'une bataille acharnée avec le cancer. Le regretté promoteur était à l’origine de nombreux événements qui animent son quartier depuis une vingtaine d’années. On doit à Jean-François Girard – et l'organisme qu'il a cofondé avec Manon Landry, Limoilou en VRAC – une bonne dizaine d'événements culturels, dont le Grand Bazar du Vieux-Limoilou, Limoilou en musique et l'Internationale de pétanque. Un legs qui n'est pas près de disparaître. Je pense que, sans Jean-François Girard, sa vision, son engagement, sa détermination, le quartier Limoilou ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Ça, c’est clair pour moi, a raconté Jean-Thomas Grantham, administrateur de Limoilou en VRAC. Son engagement aura été entier jusqu'à la toute fin, alors qu'il préparait la suite au sein de Limoilou en VRAC. Il aura notamment accompagné Jonathan Parent, qui prend depuis quelques mois sa relève comme directeur général par intérim.
21 août
Jacques Poulin (1937-2025)

L'écrivain Jacques Poulain
Photo : Pierre Terracher
La littérature québécoise a perdu l'une de ses plus grandes plumes avec le décès de l’écrivain Jacques Poulin, auteur de 14 romans, dont Volkswagen blues, qui s'est éteint à lâge de 87 ans.
Né le 23 septembre 1937 à Saint-Gédéon-de-Beauce, Jacques Poulin grandit au cœur des paysages idylliques qui inspireront ses récits. Tout au long de sa vie, il construit une œuvre discrète, mais constante, marquée par la récurrence de certains personnages, comme l’écrivain fictif Jack Waterman, et par des lieux familiers : la ville de Québec, l’île d’Orléans et le fleuve Saint-Laurent.
Après avoir étudié la psychologie à l'Université Laval, Jacques Poulin entame des études en lettres. Il travaille d’abord comme conseiller en orientation dans un collège de Sainte-Foy, entre 1967 et 1970, puis comme traducteur dans la fonction publique à Ottawa, de 1970 à 1973.
À 27 ans, il se lance dans la rédaction d’un premier manuscrit. Il développe une écriture simple et dépouillée, empreinte d’une grande humanité. En 1967, son premier roman, Mon cheval pour un royaume, est publié aux Éditions du Jour. Sa carrière de romancier est lancée.

«Volkswagen Blues»
Photo : Radio-Canada
Le succès frappe à la porte
Le succès critique arrive en 1978 avec Les grandes marées, qui raconte les tribulations d’un traducteur de bande dessinée déprimé. En 1981, le texte est adapté dans un téléfilm réalisé par Jean-Paul Fugère et produit par la Société Radio-Canada. C’est toutefois en 1984, avec Volkswagen blues, qu’il connaît une reconnaissance plus large. Dans ce récit devenu culte, son alter ego Jack Waterman entreprend un périple de Gaspé à San Francisco avec une jeune Métisse, Pitsémine, surnommée la Grande Sauterelle.
L’œuvre est saluée pour sa manière unique de mêler le personnel et le politique, et s’inscrit rapidement dans le patrimoine québécois. L’ouvrage est à ce jour fréquemment enseigné et analysé dans les écoles secondaires et les cégeps du Québec. Son dernier roman, Un jukebox dans la tête, est paru en 2015.
Ses livres ont été traduits en anglais et réédités à maintes reprises, notamment chez Leméac, Québec Amérique, et dans la collection BQ de Typo, contribuant à faire rayonner la littérature du Québec bien au-delà de ses frontières.
Il aura reçu nombre d’éloges de son vivant; tout au long de sa carrière, on lui décerne de prestigieuses récompenses, dont le Prix Québec-Paris et le Prix littéraire des collégiens.
5 septembre
Maurice Gagné (1936-2025)

Maurice Gagné s'est éteint en septembre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Carl Boivin
L’une des figures marquantes du patinage de vitesse québécois et canadien, Maurice Gagné, est décédée à l’âge de 88 ans. Surnommé le père du patinage de vitesse au Québec, M. Gagné s'est bâti une enviable réputation comme athlète, entraîneur et bâtisseur de son sport. Premier entraîneur de Gaétan Boucher et premier employé de Patinage de vitesse Québec, il y travailla pendant une trentaine d’années, à titre de directeur technique et directeur général, où il contribue à la fondation de plus de 30 clubs ainsi qu’à la construction de l'anneau Gaétan Boucher, avant de prendre une retraite bien méritée. Maurice Gagné a été intronisé au Temple de la renommée de patinage de vitesse Canada (1980), au Temple de la renommée de la Fédération cycliste du Québec (1991), au Temple de la renommée de la Fédération de patinage de vitesse du Québec (1996), au Temple de la renommée olympique du Canada (2006) et au Panthéon des sports du Québec (2007).
8 septembre
Laurence Brunelle-Côté (1978-2025)

Laurence Brunelle-Côté était atteinte d'Ataxie de Friedreich. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Femme de théâtre, Laurence Brunelle-Côté est décédée le 8 septembre à l’âge de 47 ans. Souffrant d'une maladie dégénérative, l'ataxie de Friedreich, elle a fait appel à l'aide médicale à mourir. Diplômée en études théâtrales des universités Laval et de Lyon, poète et artiste multidisciplinaire, cofondatrice et codirectrice du Bureau de l’APA, elle a surpris, provoqué, interrogé et touché le public avec ses créations. Tout au long de sa vie, Laurence a collaboré avec des créateurs de différents horizons. Elle a été une source d’inspiration par sa créativité, son audace, sa recherche d’authenticité et sa poursuite d’une vie pleine de sens. Laurence s’est impliquée dans de nombreuses causes sociales, qu’il s’agisse du handicap, du logement, du féminisme, de la lutte à la pauvreté ou de la défense de l’aide médicale à mourir.
15 septembre
Angèle Fecteau Abbatiello (1932-2025)

Les première et deuxième générations de Pizza Salvatoré : Salvatoré Abbatiello, Guillaume Abbatiello et Angèle Fecteau-Abbatiello. Mme Feceteau-Abbatiello est décédée le 15 septembre 2025 à l'âge de 93 ans. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté Groupe Abbatiello
Cofondatrice de Pizza Salvatoré, Angèle Fecteau-Abbatiello est décédée le 15 septembre 2025 à l'âge de 93 ans. Originaire de Saint-Odilon-de-Cranbourne, en Beauce, cette figure marquante de l’entrepreneuriat familial québécois avait d'abord quitté sa région natale pour devenir couturière à Montréal, avant d'épouser Salvatoré Abbatiello, avec qui elle a établi l'entreprise familiale. En 1964, le couple a ouvert le tout premier Pizza Salvatoré à Saint-Georges de Beauce. Alors que son mari s'activait derrière le four, elle accueillait les clients, tout en élevant une famille de sept enfants. Son héritage dépasse celui d'épouse et d'entrepreneure, puisqu'elle s'est toujours préoccupée de son prochain. Cette valeur, qui l’a guidée toute sa vie, est ancrée dans la mission de Pizza Salvatoré (nouvelle fenêtre) qui, chaque année, réinvestit plus de 500 000 $ en dons et en nourriture dans les communautés où l'entreprise est présente.
6 octobre
Gisèle Gallichan (1946-2025)

Gisèle Gallichan a pris la parole lors de l'hommage national pour Lise Payette, à Montréal, le 20 octobre 2018. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
L’une des pionnières de la presse parlementaire québécoise, Gisèle Gallichan, est décédée à l'âge de 79 ans des suites d'une hémorragie cérébrale subie à sa résidence de Sainte-Pétronille, à l’île d’Orléans, le 6 octobre.
Originaire du quartier Limoilou, la fille de l'ancien chroniqueur judiciaire Lionel Gallichan se prédestinait d'abord à une carrière de comédienne, avant de se rediriger vers la radio. En 1967, alors âgée de 21 ans, elle fait ses débuts à CJLR comme correspondante à la Tribune de la presse à l'Assemblée nationale. Cette même année, elle couvre la tournée du général de Gaulle et le départ de René Lévesque du Parti libéral du Québec.
Deux ans plus tard, elle fait le saut en politique, devenant attachée de presse du ministre de l'Immigration Mario Beaulieu dans le gouvernement de l'Union nationale. Elle a conservé ce poste malgré la victoire des libéraux de Robert Bourassa et devient l'attachée du ministre Pierre Laporte en 1970. Elle demeurera à son emploi jusqu'à l'enlèvement de ce dernier par le Front de libération du Québec (FLQ).
En 1971, Gisèle Gallichan fait un retour à la Tribune de la presse pour Radio-Mutuel. Elle occupera cette fonction jusqu'en 1996 pour Radio-Canada, TVA et Radio-Québec. Avec ses 25 années de service, elle est la femme qui, à ce jour, a œuvré le plus longtemps comme journaliste sur la colline Parlementaire.
9 novembre
Alban D’Amours (1940-2025)

Alban D'Amours, alors qu'il était président du comité sur l'avenir des régimes de retraite. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Le haut gestionnaire et philanthrope Alban D’Amours, qui a été président du Mouvement Desjardins de 2000 à 2008, est décédé à l’âge de 85 ans.
Né à Sainte-Françoise, dans le Bas-Saint-Laurent, Alban D’Amours a fait un baccalauréat en sciences sociales et une maîtrise en économie à l’Université Laval. Il a par la suite obtenu un doctorat de l’Université du Minnesota. M. D’Amours a été professeur puis directeur de département à l’Université de Sherbrooke, où il a travaillé de 1967 à 1981.
Après sa carrière universitaire, il est devenu haut fonctionnaire au gouvernement du Québec, où il a notamment été sous-ministre du ministère du Revenu (de 1981 à 1986), puis sous-ministre associé à l’Énergie.
En 1988, il a fait son entrée au Mouvement Desjardins en tant que gestionnaire de haut niveau. Il a accédé à la présidence du Mouvement en 2000 et y est demeuré jusqu’en 2008, année où Monique F. Leroux lui a succédé.
Alban D’Amours s’est impliqué dans de nombreux organismes à vocation sociale, culturelle et éducative. Il a notamment siégé au conseil de la Fondation Lucie et André Chagnon et s'est engagé dans plusieurs activités philanthropiques aux côtés de son épouse, Denise Périgny.
Il a été fait grand officier de l’Ordre national du Québec en 2008 et a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 2012.
1er décembre
Diane Lavoie (1948-2025)

Diane Lavoie, cofondatrice du Festival d'été de Québec, est décédée en décembre 2025. (Photo d'archives)
Photo : Facebook / @BLEUFEU
Cofondatrice du Festival d'été de Québec, Diane Lavoie est décédée à son domicile de Saint-Gabriel-Lalemant, dans Kamouraska, le 1er décembre à l'âge de 77 ans. Elle faisait partie de sept artistes, avec Constance Paré, Bernard Pelchat, Louis Ricard, Hélène Savoie, Hélène Trépanier et Michel Viel, aidés d’un groupe d’hommes d’affaires, à avoir lancé le Festival dans le but d’animer les places publiques et de faire rayonner les arts populaires à Québec. Elle a également été à l'origine du Théâtre jeunesse Les Gros Becs, devenu la Caserne – Jeune public. Agronome de formation, elle devient maraîchère à Saint-Gabriel-Lalemant au tournant des années 2000. Elle sera engagée pendant de nombreuses années dans le Marché public de la Grande-Anse à La Pocatière, en plus de diriger le projet La Pommetterie, qui compte neuf vergers composés de 12 à 200 pommetiers répartis dans tout le village de Saint-Gabriel-Lalemant. Elle a été en outre responsable du développement de la filière mycologique au Kamouraska.
16 décembre
Sylvain Gagné (1952-2025)

Sylvain Gagné (Photo d'archives)
Photo : Fournie par LÜ
Sylvain Gagné, un acteur important de la production et de la diffusion culturelle au Québec, est mort le 16 décembre. Cofondateur du Carrefour international de théâtre, premier directeur général de la salle Albert-Rousseau, il a aussi organisé des tournées de spectacles de Robert Lepage. Il a également conseillé le gouvernement et travaillé auprès de plusieurs organismes.
Aux côtés de Marie Gignac, Jacques Lessard, André Leclerc, Margot Fortin, Pierre McDuff et Bernard Gilbert, il a fondé le Carrefour international de théâtre en 1991, devenu depuis le festival Carrefour.
La directrice générale de la salle Albert-Rousseau, Julie Corriveau, constate, encore à ce jour, tout l'impact positif qu'il a eu sur les gens autour de lui. Le milieu culturel lui doit beaucoup. Il est récipiendaire de deux prix Félix pour la salle de spectacle de l’année au Québec, dans les années 1990.
Son travail a aussi été reconnu en France, qui l’a fait Chevalier de l’Ordre national du Mérite en 2001.
Plus récemment, Sylvain Gagné était chef des opérations chez LÜ, une compagnie qui produit des aires de jeu interactives. Grand adepte de cyclisme et de voile, il était aussi connu dans ces milieux.
M. Gagné était en Espagne au moment de son décès. Il laisse dans le deuil sa conjointe et ses enfants. Il avait 73 ans.
28 décembre
Guy Chouinard (1956-2025)

Guy Chouinard s'est éteint à l'âge de 69 ans, dimanche.
Photo : Fournie par les Remparts de Québec
L'ex-joueur étoile et entraîneur des Remparts de Québec Guy Chouinard est mort subitement dimanche à l’âge de 69 ans.
Guy Chouinard a disputé trois saisons avec les Diables rouges au début des années 1970. Celui qui arborait le numéro 7 a connu des campagnes de 70, 129 et 160 points. Il a aidé son équipe à remporter à deux reprises (1972-1973, 1973-1974) la coupe du Président, remise aux champions des séries éliminatoires. En 2016, les Remparts ont procédé au retrait de son chandail.
L’athlète originaire de Québec a également connu une brillante carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH), récoltant 575 points, dont 205 buts, en 578 parties. Chouinard a principalement évolué dans l’uniforme des Flames, d’abord à Atlanta, puis à Calgary, à la suite du déménagement de l’équipe au terme de la campagne 1979-1980. Il a connu sa meilleure saison en 1978-1979, amassant 50 buts et 57 mentions d’assistance, pour un total de 107 points en 80 parties. L’attaquant a terminé sa carrière de hockeyeur chez les Blues de St. Louis, avec lesquels il n'a disputé qu'une saison (1983-1984).
Après avoir accroché ses patins, Guy Chouinard a fait le saut derrière le banc. Il a notamment dirigé les défunts Chevaliers de Longueuil, les Tigres de Victoriaville et les Faucons de Sherbrooke. Ses 569 gains le placent au troisième rang des entraîneurs les plus victorieux de l’histoire de la LHJMQ derrière Yanick Jean et Richard Martel.
Chouinard a été le premier entraîneur des Remparts de Québec lorsque ces derniers ont fait leur retour dans la LHJMQ en 1997. Il est resté à la barre de l’équipe durant cinq saisons. Il a également œuvré au sein de l'organisation des Lions de St. Lawrence, qu'il a marqué à titre d'entraîneur-chef de 2012 à 2023, menant deux fois l'équipe aux grands honneurs.


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