Et si finalement pas grand-chose ne changeait ce dimanche 22 mars pour le second tour des élections municipales françaises? Les plus grandes villes du pays pourraient bien continuer à être gouvernées à gauche, avec la victoire des candidats socialistes Emmanuel Grégoire et Benoît Payan à Paris et Marseille ou de l’écologiste Grégory Doucet à Lyon. Dans un pays qui, selon les sondages, se dirige vers un gouvernement de droite dure en 2027, les villes deviendront-elles un contre-pouvoir de résistance?
Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut Ipsos, juge le premier postulat, celui des municipales, «raisonnable», même si loin d’être sûr car les scrutins de Paris et Lyon s’annoncent serrés. Emmanuel Grégoire, à la tête d’une liste d’union de la gauche hors France insoumise, est sorti en pole position du premier tour avec 38% des voix. Mais le maintien de la mélenchoniste Sophia Chikirou (12%) ainsi que le retrait du centre et de l’extrême droite ont augmenté les chances de Rachida Dati. Les derniers sondages placent toujours Emmanuel Grégoire très légèrement devant sa concurrente de droite mais dans la marge d’erreur. Ce pourrait être aussi serré à Lyon pour l’ex-patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas (76 ans), champion des sondages avant le premier tour, rattrapé dans la dernière ligne droite par Les Verts, qui se sont associés aux Insoumis dans l’entre-deux-tours pour devenir favoris. A Marseille, Benoît Payan, le maire socialiste de la cité phocéenne, bénéficie quant à lui du retrait des Insoumis même s’il est sorti du premier tour au coude-à-coude avec le Rassemblement national.


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