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Le quatrième volet des aventures de l’homme araignée, la maîtresse d’un homme riche enfermée dans une prison dorée, une jeune femme sur les traces de son passé familial... La sélection cinéma du Figaro.
Spider-Man : Brand New Day - On peut voir
Action de Destin Daniel Cretton, 2h25
À 30 ans tout juste, Tom Holland ne peut plus jouer les lycéens enthousiastes, idéalistes et facétieux. Quatrième volet des aventures de l’homme araignée porté par le comédien britannique, Spider-Man : Brand New Day l’a compris. Le réalisateur de la dernière trilogie, Jon Watts, a laissé sa place à l’ex-jeune pousse du cinéma indépendant américain Destin Daniel Cretton. Conséquence : moins de blagues et de clins d’œil pour les fans. Finis aussi les univers parallèles capillotractés. Brand New Day embrasse un ton plus sombre et plus adulte.
Forcé dans le précédent film No Way Home, d’effacer la mémoire de ses proches - son meilleur ami Ned et son grand amour MJ (Zendaya)- pour les protéger, Spider-Man, alias Peter Parker, est, désormais plongé dans une solitude accablante. Déprimé, en surmenage à force de se mêler de tous les braquages et urgences de la ville, gavé de plats préparés... Le New Yorkais est devenu un millenial presque comme les autres ! Sinon plus triste. Comme si cela ne suffisait pas, il est aussi terrassé par des migraines et des douleurs articulaires. Ce n’est donc pas dans la meilleure forme physique et psychologique qu’il fait face à la menace de Brand New Day : une mystérieuse entité télépathe, capable de posséder n’importe quel esprit. Moins apathique que dans L’Odyssée, où il jouait un Télémaque peu inspiré, Tom Holland retrouve un peu de vigueur pour incarner les tourments et les regrets de son héros. Pas assez cependant pour ne pas être éclipsé par sa campagne Zendaya, incarnation tout en défiance et perspicacité, et par Sadie Sink.
L’avis du Figaro : 2/4
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Le Triangle d’or - À voir
Thriller de Hélène Rosselet-Ruiz, 1h27
Le Triangle d’or désigne ce quartier de Paris délimité par les Champs-Élysées, l’avenue Montaigne et l’avenue George-V. Il renvoie aussi aux trois personnages qui vivent sous le même toit d’un hôtel particulier de ce 8e arrondissement de la capitale. Hélène Rosselet-Ruiz, pour son premier long-métrage, présenté en séance spéciale au dernier Festival de Cannes, signe un huis clos oppressant, formidablement incarné.
On découvre Laura (Malou Khebizi, la révélation de Diamant brut). Son entretien d’embauche est filmé par des caméras de vidéosurveillance. Fille sans argent, prête à s’engager dans l’armée, elle est recrutée pour être au service de Madame. Deux cent cinquante euros cash par jour pour s’occuper de cette cliente du Golfe, exigeante et hautaine. Souria (Soundos Mosbah) est la maîtresse d’un riche prince saoudien, trentenaire oisive occupée à sculpter son corps en salle de fitness et à l’habiller dans les boutiques où elle dépense sans compter. Il ne faut pas longtemps à Laura pour apercevoir les barreaux invisibles de cette prison dorée. Emre (Ziad Bakri), la troisième pointe du triangle, rend un peu plus complexe cette domination de classe et de sexe. L’homme est au service de Madame, mais il est surtout le factotum de Monsieur. Dans Le Triangle d’or, les hommes n’ont pas le beau rôle. La sororité n’en trouve pas moins ses limites. Et le dénouement, lucide et implacable, achève de transformer l’or en plomb. É . S.
La note du Figaro : 3/4
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Les Matins merveilleux - On peut voir
Comédie dramatique d’Avril Besson, 1h27
À la mort de sa grand-mère, Charlie retrouve une caisse de vieux vinyles ayant appartenu à sa mère disparue, fan de disco. Direction le Sud, au bord de la Méditerranée, pour combler les trous du passé familial. Le premier long-métrage d’Avril Besson vaut surtout pour le charme de ses acteurs. India Hair et sa mélancolie douce et rêveuse. Raya Martigny et sa belle indolence du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Et enfin Éric Cantona en caviste sentimental et Travolta du dimanche. Le col pelle à tarte sied au King. É. S.
La note du Figaro : 2/4
The Ugly - On peut voir
Drame de Yeon Sang-Ho, 1h42
D’habitude, Yeon Sang-Ho voit des zombies partout (Dernier Train pour Busan, Colony). Dans The Ugly, le réalisateur sud-coréen change de genre, délaissant le fantastique pour le polar. Le fils d’un maître graveur, aveugle de naissance, enquête avec l’aide d’une journaliste TV sur le passé de sa défunte mère, disparue quarante ans plus tôt. Surnommée «Tête-de-cul» à cause de sa laideur (the ugly signifie la moche), la femme, employée d’un atelier textile semble avoir mené une existence misérable. Le fils découvre son lourd secret au fil d’interviews avec ses anciens collègues qui sont autant de pièces d’un puzzle. La vérité n’apparaît qu’à la toute fin de ce thriller social et psychologique, fabriqué avec soin sans pour autant captiver tout à fait. É. S.
La note du Figaro : 2/4


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