Au même titre que le bob et la pèlerine, elle s’est faite incontournable de l’expérience festivalière: la carte bancaire. On n’a pas encore foulé la pelouse jaunie en sifflant son gobelet consigné qu’on l’avait déjà dégainée – pris dans une ronde devenue familière de billetterie en ligne (plus ou moins impénétrable), de QR codes, de bracelets cashless, de packages VIP pour certains et de sites de revente délirants pour d’autres…
L’open air est un marché féroce – et un modèle dont on ne cesse, voilà plusieurs étés, de décrire les fragilités, entre explosion des coûts, guerre des têtes d’affiche et cachets d’artistes de plus en plus stratosphériques. Une spirale inflationniste, une fuite en avant emmenée par les géants du secteur que sont AEG Presents ou Live Nation.


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